La liste de Valérie Pécresse pour les régionales en Île-de-France est maintenant publique, et le changement de cap politique est patent. Après avoir recherché, en 2015, l’alliance des élus conservateurs allant du Parti chrétien-démocrate, déjà installé dans le paysage politique, à Sens commun, créé à la suite de , Valérie Pécresse rejette aujourd’hui ces mêmes élus pour favoriser une alliance avec le Mouvement radical, ancré à gauche et très progressiste en matière sociétale. La volonté a été d’éliminer les conservateurs de cette liste, d’où qu’ils viennent, et quelles que soient les stratégies de leurs mouvements. Si Valérie Pécresse clame qu’il n’y aura pas de fusion avec LREM au deuxième tour, de très nombreux élus -compatibles sont déjà dans la place. La présidente de région parie très certainement sur une victoire d’Emmanuel Macron en mai 2022, qui pourrait alors lui ouvrir un horizon ministériel.

Si le travail réalisé par la nouvelle majorité depuis 2015 a été positif, avec de nombreuses mesures favorables aux Franciliens, de bons choix économiques et financiers que j’ai pu approuver en siégeant à la commission des finances, les réserves maintes fois exprimées avec mes collègues sur certains sujets sociétaux n’ont pas fait l’objet des corrections indispensables. Quels sont les points d’alerte ?

Les messages proposés à la jeunesse par le centre régional d’information et de prévention du SIDA (trois millions de budget pour le CRIPS) sont hallucinants de vulgarité et d’incitation aux pratiques sexuelles les plus débridées.

Le festival de musique Solidays (800.000 € annuels) programme des expositions pornographiques sans en restreindre l’accès aux mineurs. Le spectacle christianophobe des « sœurs de la perpétuelle indulgence » produit lors de ce festival est qualifié de comique par la présidente de région. Pourtant, le message politique est d’« abolir le capitalisme, les prisons, les frontières ». Laisser faire, laisser passer, ne pas répondre aux questions des élus, voilà ce à quoi nous avons été confrontés.

La région est engagée auprès de la communauté inter-LGBT et soutient des actions (2,7 millions d’euros) qui va des Gay Games à la Gay Pride, sous prétexte de lutte contre l’homophobie. L’assemblée régionale a voté un vœu politique militant, en 2018, pour lutter contre les « LGBT phobies ». La sémantique est ici importante car si l’on est opposé à la PMA sans père ou à la GPA, on devient LGBTphobe. Voilà comment museler toute opposition.

Dans le budget santé, un partenariat « renforcé » a été signé en 2020 avec le « Mouvement français du Planning familial », qui réclame une extension des délais d’ de 12 à 22 semaines… Le budget 2021 de 700.000 euros intègre un soutien « amplifié » aux centres d’IVG et à l’e-pass-contraception, montant quasiment doublé par rapport à ce que la gauche elle-même soutenait jusqu’en 2015.

Si la région Île-de-France doit être gérée de manière exemplaire, nous devons chercher ce supplément d’âme pour être totalement au service du bien commun. Il y a, hélas, un déficit manifeste sur ce sujet, avec un relativisme et des accommodements sociétaux inacceptables. La protection de la jeunesse, une éducation affective et sexuelle respectueuse de la personne humaine, la lutte contre la pornographie devraient être des sujets importants de l’action régionale. À nos questions ou remarques, nous n’avons pas eu de réponses satisfaisantes au cours de ces six années. Et l’exclusion des élus conservateurs de cette liste est tombée comme un couperet. Le slogan de Valérie Pécresse « Une Île-de-France Rassemblée » est bien creux.

Pour les prochaine échéances, et notamment pour la présidentielle, nous devons soutenir la création d’une nouvelle force politique par des alliances de projets et la construction d’un programme commun des conservateurs. Protéger la civilisation, l’identité culturelle, les bases anthropologiques fondamentales, voilà quelle est la détermination de VIA, la voie du peuple, de son président Jean-Frédéric Poisson et de ses responsables.

28 mai 2021

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