J’en ai lu, des papiers sur la recomposition. J’en ai même écrit. Mais franchement, désolé, je n’y crois pas. Je ne vois pas de solution, à vue humaine, en restant dans la politique.

J’ai même lu dans Rivarol, l’hebdomadaire par qui le scandale arrive, une lettre ouverte de à “Mme la présidente du Front national”. À côté de menaces et d’exigences, il y figurait des propos vrais, sensés, simples et profonds. Mais, franchement, désolé, parti comme c’est parti, je ne crois pas que cela aboutira à quelque chose.

Marine, pendant ce temps-là, vient de lancer un blog. Fort bien fait. Et elle a fort bien fait de le faire. Un candidat doit se démarquer de son parti pour concourir à la présidentielle, même s’il s’appuie dessus. Mais, franchement, désolé, parti comme c’est parti, je ne crois pas qu’elle arrivera bien loin. Parce qu’il faut se réconcilier avec les siens, sur une vraie doctrine commune, avant d’inviter les autres à s’agréger à soi. Or, son blog s’intitule bizarrement Carnets d’espérances – les deux mots au pluriel. La petite fille Espérance ne porte pas d’s, ce sont les femmes en mal d’héritage qui ont de belles espérances, et cette fantaisie graphique pourrait être interprétée comme un acte manqué, l’aveu que « Mme la présidente » attend le du père pour hériter.

Alors ? Vais-je, en tant que Français désespéré, déchirer ma chemise, me lacérer la poitrine et me perdre dans le désert à la recherche d’un peu de miel sauvage pour survivre ?

Non, car en faisant une rechercher sur la petite fille espérance, je suis tombé sur le poème de Péguy, Le Porche du mystère de la deuxième vertu. Sur ces quelques versets qui mettent les larmes aux yeux :

“Ce qui m’étonne, dit Dieu, c’est l’espérance.

Et je n’en reviens pas.

Cette petite espérance qui n’a l’air de rien du tout.

Cette petite fille espérance.

Immortelle.”

Ca m’a fait penser, avec Maurras, qu’en famille, le désespoir est une sottise absolue. Alors je lance un appel : Pierrette, Jany, vous êtes bonnes et sages, Caro, Yann, vous êtes des filles remarquables, alors coincez une bonne fois pour toute vos deux monstres d’orgueil dans une chambre un quart d’heure, qu’ils en ressortent réconciliés. S’ils ne le font pas pour eux, qu’ils le fassent pour nous.

24 février 2016

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