Depuis quelques jours, la gauche s’enflamme : la devrait prochainement être classée aux ! Pour cause, le 13 octobre, la commission régionale du patrimoine et de l’architecture d’Île-de-France a voté son inscription et demande son classement au ministre de la Culture Roselyne Bachelot.

Depuis, les Amis de la Commune de Paris, les membres du bureau national de l’Union des familles laïques (UFAL), ceux du comité Laïcité-République, les communistes, les francs-maçons et autres anticléricaux s’acharnent à prouver que l’église de serait le symbole de l’obscurantisme, puisque érigée à l’endroit où ont débuté les événements de la Commune. « Les communards voient cet édifice religieux comme un lieu d’asservissement des masses », résume le père Jacques Benoist, historien et auteur de plusieurs ouvrages sur le Sacré-Cœur.

Ainsi, et sans surprise, l’ex-grand maître du Grand-Orient prône, sur son compte Twitter, un déboulonnage du Sacré-Cœur. « Une provocation et une insulte à la mémoire des 30.000 morts de la Commune. Érigé pour faire payer aux Parisiens leur résistance aux Prussiens puis aux Versaillais, ce monument mériterait au contraire un “déboulonnage”. On lui réserve une consécration. » Il y a quelques années déjà, le communiste Ian Brossat souhaitait le voir remplacé par « un espace de solidarité ». Avec Libération, la messe est dite, puisqu’il présente la basilique comme un monument qui « serait de droite » et qui « symbolise pour beaucoup une phase réactionnaire de son histoire ».

Pour remettre l’église au milieu du village, donc, rappelons simplement que celle-ci est propriété de Paris depuis plus d’un siècle, donc que son classement ne changerait rien aux contribuables puisque la ville est déjà en charge de l’entretien du monument. Que compte tenu de son intérêt patrimonial et de ses onze millions de visiteurs par an, son inscription relève certainement plus, selon Monseigneur de Sinety, de « la réparation d’un oubli probable, car on ne peut imaginer que l’administration puisse se laisser impressionner par les foucades de quelques Torquemada en mal de notoriété ». Enfin, le vicaire général de l’archidiocèse de s’étonner, sur les ondes de RCF : « Que des gens instruits et informés puissent encore aujourd’hui expliquer tranquillement que la basilique a été élevée comme réponse à la Commune de Paris est tout simplement renversant. » En effet, poursuit-il « le déclenchement de la révolte parisienne a lieu en mars 1871, soit trois mois après la décision initiale » puisque c’est en janvier 1871 qu’Alexandre Félix Legentil et Hubert Rohault de Fleury font vœu d’œuvrer pour l’édification de la basilique de Montmartre.

Derrière ces polémiques, l’on devine les motivations secrètes à l’encontre de ce haut lieu de dévotion. À la basilique de Montmartre, l’adoration eucharistique est perpétuelle. Cela signifie que l’on y prie jour et nuit pour le monde entier. En ces temps devenus anxiogènes, pèlerins, fidèles et visiteurs viennent y chercher la paix, ils y trouvent une présence et une source d’espérance. C’est bien cette petite flamme que les communistes et francs-maçons cherchent à atteindre et à éteindre.

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