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Editoriaux - Médias - Politique - 9 octobre 2014

Rachida Dati gagne à la roulette : Zohra aura un riche papa

La petite Zohra, Dati de son nom de famille, est née devant la France éblouie le 2 janvier 2009. Certes, nous n’avons pas vu sa maman pousser sur les étriers mais il s’en est fallu de peu. Encore chaude du ventre de sa mère, on nous a donc présenté Zohra emmitouflée dans son petit linge blanc pendant que maman – tailleur noir serré à la taille, brushing impeccable et talons aiguilles – s’engouffrait dans une berline du ministère. Message reçu : cinq jours après ce moment d’égarement biologique, le garde des Sceaux retournait aux affaires.

Nous le croyions tous : Wonder Woman et domina, avait assurément fait un enfant toute seule. D’ailleurs, comment une femme comme elle aurait-elle pu s’encombrer d’un homme, je vous le demande ? Et puis des bruits ont couru. Il y avait un père, et la petite Zohra, déjà, s’est trouvée richement dotée : rarement une enfant avait eu autant de pères putatifs. Du Premier ministre espagnol Zapatero au patron de Veolia en passant par Nicolas Sarkozy, les prétendants à la couche maternelle se sont retrouvés en nombre au pied du lit.

Et puis, un jour, maman Rachida a voulu mettre sa petite Zohra à l’abri du besoin. Autrement dit, lui a cherché un papa qui pouvait banquer. Eh oui, Messieurs, vous êtes bien imprudents, et bien naïfs…

C’est Le Point qui révèle en novembre 2012 l’action intentée par Mme Dati, maire du VIIe arrondissement de Paris, en reconnaissance de paternité. Et raconte la carrière de cette figure ultra-glamour de la « diversité » : talent, intelligence et séduction mis dès l’adolescence au service d’un arrivisme forcené. De la bonne fée Simone Veil au parrainage du garde des Sceaux Albin Chalandon, elle finit magistrate – fait extrêmement rare – sans avoir présenté les concours, « diplômée par dérogation ». On connaît la suite.

Voilà donc Rachida qui cherche un papa à sa petite Zohra. Il paraît qu’ils étaient nombreux sur la ligne de départ, mais curieusement, dans cette course-là, aucun des concurrents ne souhaite remporter la mise. Et Rachida Dati de jouer alors les victimes : du racisme, des partis politiques, des médias, des jaloux, des hommes… Bref, les gens sont méchants avec elle. Les pères putatifs ricanent. Ils ont tort.

Dans le collimateur, Dominique Desseigne, PDG du groupe de casinos Lucien Barrière. Le tribunal de grande instance de Versailles vient de le condamner à verser une pension alimentaire de 2.500 euros mensuels pour la jeune Zohra (sa maman en demandait 6.000 !), rétroactivement exigible à compter de décembre 2013, l’appel n’étant pas suspensif. Dominique Desseigne est-il réellement le père de l’enfant ? Pas sûr. Mais l’homme d’affaires de 70 ans a eu le grand tort de refuser le test de paternité demandé par le tribunal, au motif que « Mme Dati n’avait pas donné des éléments précis sur la période de conception ». La rumeur laissant entendre que la dame en question avait une vie amoureuse bien remplie, il ne voulait pas être le dindon de la farce.

Pas de bol, c’est quand même lui qui s’y colle car, pour le tribunal « le refus de M. Desseigne de se soumettre à l’expertise n’apparaissait pas cohérent et conduisait à penser qu’il était le père de l’enfant ».

Moralité n° 1 : il y a diverses manières d’être cocu.

Moralité n° 2 : il y a souvent plus d’honneur chez une pute qui fait des passes que chez une femme “du monde” qui fait des tours de passe-passe.

Moralité n° 3 : Messieurs, avant de passer au lit, faites signer une décharge.

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