Le grand moraliste de Montaigne jugeait la religion musulmane en des termes peu amènes : « Quand Mahomet promet aux siens un paradis tapissé, paré d’or et de pierreries, peuplé de garces d’excellente beauté, de vins et de vivres singuliers, je vois bien que ce sont des moqueurs qui se plient à notre bêtise pour nous emmiéler et attirer par ces opinons et espérances, convenables à notre mortel appétit. »

Si nous devrions nous garder de tout anachronisme forcément malheureux - la ne pouvant être comparée à notre époque —, il est certain que les humanistes européens, qu’ils soient du XVIe ou du XXIe siècle, ne peuvent que regarder avec circonspection les interprétations littérales du Coran.

Venons-en donc au rapport rendu par le bien nommé Institut Montaigne, relatif à l’islam et à ses pratiquants se trouvant en France. Ledit rapport, publié le 18 septembre, s’appuie sur un sondage de l’IFOP pour donner une photographie se voulant fidèle des musulmans en France.

Clef de toute l’analyse de l’Institut Montaigne, le sondage n’est toujours pas disponible dans son intégralité, tant pour la presse que pour l’immense majorité de la classe politique. Il sera donc difficile de tirer des conclusions hâtives d’un rapport dont l’objectif était de prouver « qu’un islam français est possible ». Rappelons, au passage, que l’Institut Montaigne est dirigé par des personnalités issues de la pensée libérale tels Nicolas Baverez, Henri de Castries ou Claude Bébéar.

Néanmoins, en dépit de tous les biais de ce rapport, quelques conclusions paraissent révélatrices de l’état préoccupant de l’islam en France. Les jeunes, notamment, semblent majoritairement plus rigoristes que leurs aînés, rejetant pour une grande part les lois de la République française au profit des lois islamiques de la charia.

Pour résumer, si l’on en croit les experts de l’Institut Montaigne : 28 % des musulmans sondés se déclareraient favorables à l’application de la loi islamique en France et 25 % seraient « inclassables ». Cela représente un nombre considérable de « musulmans français », au moins un million de personnes, qui se sentiraient d’abord attachés à leur religion avant de l’être à la France. Une proportion, en outre, en constante augmentation chez les jeunes.

Au terme dudit rapport, l’Institut Montaigne prévoit des solutions destinées à mieux inclure (sic) les musulmans en France, parmi lesquelles certaines pourront légitimement outrer les Français : « rédiger un livre d’histoire équitable commun aux pays des deux rives de la Méditerranée » ou bien l’extension du concordat à l’islam en Alsace-Moselle…

Bref, rien de nouveau sous le soleil de la France atomisée : de plus en plus de musulmans rejettent les lois de la République et de plus en plus de « chercheurs » se cassent la tête sans trouver de solutions viables à ce problème.

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20 septembre 2016

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