Nous (musulmans) condamnons l’homosexualité, mais nous ne voulons pas être homophobes. (…) Si la musulmane rejette formellement l’homosexualité en tant qu’orientation, mal vue et condamnée dans les textes sacrés, l’Islam en France, disons, ne peut non plus se taxer d’homophobie, parce que c’est Dieu qui l’a créé de cette manière-là.

Europe 1

Traduction : « Le Coran est homophobe, mais nous, les musulmans vivant en France, nous essayons, pour le moment, de ménager la chèvre et le chou. »

Ces propos contradictoires de Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris, illustrent à merveille l’errance des représentants de la religion islamique dans le monde moderne, leur déchirure chronique entre les impératifs religieux et les nécessités de la vie réelle, en un mot, leur inadaptation à cette France du XXIe siècle. Ils ne pourront, en aucun cas, enrichir les débats d’aujourd’hui sans libérer leur raison de la domination du texte religieux.

Dalil (« guide » ou « argument » en arabe), censé être le « guide des égarés », patauge et se trouve, lui-même, très égaré ! Toutes les questions, toutes les réponses de ces imams ne sont qu’enfumage, pour ne pas dire volonté de dissimuler (taqiya).

Quand les musulmans arriveront à un stade où ils ne se poseront plus la question : « Le Coran permet-il ou non de faire ceci ou cela ? » Quand la question essentielle : « Est-ce conforme à la loi islamique ? » disparaîtra, on pourra parler d’une conciliation entre les musulmans et la République laïque et indivisible en France. Et d’une vraie citoyenneté des musulmans en Occident.

En attendant, ces représentants autoproclamés de l’islam continuent à raisonner à mi-temps : « Nous refusons toute indépendance à nos femmes, nous rejetons l’égalité entre les sexes, mais nous ne sommes pas misogynes » ; « Nous sommes républicains, nous ne remettons jamais en cause la laïcité, mais cette laïcité doit respecter nos devoirs et principes religieux » ; « L’islam est une pure spiritualité » ; « l’islamisme n’a rien à voir avec l’islam »… Enfumage, vous dis-je.

23 janvier 2013

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