La France socialiste est décidément bien fâchée avec la famille. Il y avait bien un ministère chargé, en principe, de veiller sur celle-ci et encourager la natalité. Depuis mars, notre Président par intérim a commencé par le débaptiser pour en élargir le champ d’action. C’est devenu le ministère des Familles. Les lobbies LGBT, féministes et autres n’avaient pas apprécié le fait que ce ministère ne semblait s’appliquer qu’à un seul type de famille. Une fois de plus, sans état d’âme (qu’il semble d’ailleurs ne pas posséder), notre Président a donc cédé. est devenue ministre de toutes les familles, les monoparentales, les traditionnelles, les lesbiennes, les gay, et j’en passe. Peu lui importe si les familles ne peuvent pas contribuer à la démographie de notre pays. Après tout, après le vote du mariage pour tous, c’était dans la logique de ce gouvernement de franc-maçons.

Mais ces familles, Laurence Rossignol a décidé de s’en occuper maternellement. Comme sa collègue Najat qui, en bonne mère de famille, a décidé d’accueillir, dès l’âge de 3 ans, nos petits enfants pour mieux les formater à l’école de la République de moins en moins laïque, de moins en moins démocratique et de plus en plus autoritaire. Un peu maoïste, en somme. Notre ministre des Famille, qui restera dans l’histoire de la Ve République comme celle qui n’aura pas manqué une occasion de déstructurer la famille française, vient de lancer son Livret des parents. 

Petit livret de 16 pages qui remplace le Livret de paternité. Plus besoin de parler de père, puisque le père peut être… une femme.

La paternité, c’était ringard, un mauvais terme dont la racine latine “pater” était par trop sectaire. Sont dessinés, pourtant, un papa et une maman. Et deux papas avec chacun un bébé dans les bras. Mais le père n’est jamais nommé autrement que par « l’autre parent ». Ces 16 pages réalisées en partenariat avec la Caisse d’allocations familiales (CAF) seront envoyées à partir du 11 avril à toutes les futures mamans, dès leur cinquième mois de grossesse, qui y trouveront tous les conseils pour devenir une maman exemplaire. Conseils et recommandations se succèdent au fil des pages. Ainsi, on apprend à la future maman que « la personne salariée qui partage sa vie » peut bénéficier d’un congé de naissance de trois jours. « Entourez-vous de personnes de confiance, surtout si vous vivez votre grossesse sans l’autre parent ». On propose même à la future maman de participer à sept entretiens personnalisés sans doute dans l’espoir d’arriver à formater cette future électrice à une éducation très républicaine…

Bon j’exagère sûrement, voyant la main mise de nos dirigeants partout où ils veulent s’insérer. 

De nombreuses banalités suivent : « chaque jour qui passe avec chacun de vos enfants, vous apprenez à être parent » (sic) « portez à votre enfant une attention bienveillante, être à son écoute, l’encourager, lui fixer des limites claires et adaptées à son âge ». Et puis le conseil qui tue : « frapper un enfant (fessée, gifle, tape) n’a aucune vertu éducative. Les punitions corporelles et les phrases qui humilient n’apprennent pas à l’enfant à ne plus recommencer. » Et si la maman ne peut pas s’en empêcher, qu’elle se précipite chez un éducateur..  Et de rappeler que l’autorité parentale s’exerce dans le respect des droits de l’enfant.


A aucun moment, le père n’apparaît dans l’éducation des futurs petits Français. Laurence Rossignol est comblée. Les LGBT aussi. Et Hollande ravi. Lui le modèle idéal de la famille française ! 
Ce n’est pas avec de tels énergumènes que l’on va gagner la bataille de la démographie. A quand un salaire parental plutôt qu’un livret des parents ?

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