Le 15 février dernier sur Public , recevant , , ancien président de France Télévisions, l’homme des « patates » généreusement dispensées naguère à ses protégés Delarue, Arthur et autres Nagui, cumulard d’ 1 et de Public Sénat (mélange des genres), est au top de sa forme.

Il aborde Jeannette Bougrab avec, d’abord, deux questions anodines. La belle, toute guillerette, ne quitte pas son sourire niais de ravie de la crèche. Elle glousse comme une dinde de Noël qui ignore son destin. Lequel, c’est sa vocation, vient, sous forme d’une affirmation-question ravageuse comme un Scud.

Elkabbach : « [Les Harkis] ont été scandaleusement traités en Algérie mais il y avait quand même quelques raisons. On leur a fait faire de sinistres besognes. Et ils les ont faites ! » Jeannette, indignée : « Comment osez-vous dire une telle chose ? »

Elkabbach, sans se démonter : « Ils [les Harkis] n’ont pas participé à la torture ? Avec l’Armée française ? » Jeannette : « Mon grand-père a été égorgé en 1957, simplement parce qu’il était garde-champêtre… etc. »

Elkabbach : « Demandez aux historiens ! »

Sans doute pense-t-il à Benjamin Stora, son alter ego révisionniste au service des porteurs de valises et des anticolonialistes rétrospectifs qui sévissent dans nos institutions, dans la presse et sur nos ondes publiques.

J. B : « [Les Harkis] ont été victimes de la . » Tiens, on croyait plutôt qu’ils avaient été victimes de la décolonisation ? Ainsi, l’ancienne groupie de Sarkozy rejoint le politiquement correct qui plombe la pensée de beaucoup de nos concitoyens décérébrés par la propagande antifrançaise.

Enfin, Jeannette Bougrab fait remarquer que le ministre algérien de la culture lui a dit : « Bienvenue chez vous ! » D’où une dernière et monumentale ânerie d’Elkabbach. « Vous, dit-il, mais pas les Harkis, auxquels on interdit de retourner dans leur pays ! » (Sic) Jeannette se serait rachetée de toutes ses insuffisances en rétorquant : « Leur pays, c’est la France ! » mais l’idée ne lui en est pas venue.

Indigne et honteux ! Mais plus honteux encore, le silence autour de ces propos. Personne n’a réagi. Des anciens combattants sont accusés en masse d’avoir exécuté « les basses œuvres de l’Armée française » sans que leurs ministres de tutelle ne s’offusquent. Ni Le Drian, ministre de la , ni , celui des Anciens combattants, n’ont esquissé la moindre protestation. S’agissant du second, rien ne nous étonne. Il est ce que j’appelle un fils de Harki renégat. Jamais, depuis trente ans qu’il fait carrière sous l’aile protectrice de Lionel Jospin, il n’a revendiqué sa filiation. Il a fallu qu’un journal algérien la publie pour qu’il fasse son coming out. Mais Kader Arif n’a rien d’un acharné de la cause harkie. Au point qu’il n’a pas hésité à serrer la louche de M. Bouteflika, lequel a déclaré lors de sa mémorable visite de 2000 qu’il n’en ferait pas autant de celle d’un ancien Harki car ce serait comme, pour un Français, « serrer la main d’un collabo de l’armée d’occupation nazie en 1940 ». Ce, au journal de France 2 et à la tribune de l’Assemblée nationale, devant un parterre de députés dépités et mous comme des carpettes. En ne poursuivant pas quelqu’un qui s’est permis d’insulter l’institution militaire, ces deux ministres auraient été, en d’autres temps, accusés de forfaiture.

La direction de Public Sénat s’est-elle manifestée ? Non ! A-t-elle rappelé le fautif à l’ordre ? Que nenni ! A-t-elle publié des excuses ? Oualou ! Et le CSA ? À croire qu’on n’y regarde pas la !

Alors, voilà. Je m’appelle Kader Hamiche, fils de Harki et fier de l’être, survivant des massacres d’après 19 mars 62. J’ai décidé de porter plainte contre Jean-Pierre Elkabbach et de lancer une pétition nationale pour qu’il soit viré du service public de télévision.

5 mars 2013

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