Editoriaux - Politique - Santé - Société - Table - 7 mai 2016

Pub pour l’IVG et la pilule et immigrationnisme : même viol

Puisqu’un haut fonctionnaire, Jean-Claude Mignard, semble plus préoccupé par la crainte de dissensions politiciennes que par le désir de comprendre le point de vue de deux femmes, Sophie Montel et Gabrielle Cluzel, sur un sujet féminin, je vais le lui expliquer.

Nulle part Gabrielle Cluzel ne prône de retour à la pénalisation de l’avortement. Le lien qu’elle fait entre immigration et démographie est évident : quantité d’intellectuels et dirigeants justifient et appellent à une politique d’immigration par le déclin démographique de l’Europe.

La vraie question est celle du lien entre déclin démographique et législation sur l’avortement et la contraception.

La démographie ne baisse pas à cause de la fin de la répression de l’avortement mais à cause des raisons qui ont poussé les hommes au pouvoir à la concéder.

Pourquoi la démographie est-elle florissante dans les pays du tiers monde ? Principalement parce que les femmes n’y ont aucun droit sur leur corps. L’immigrationnisme table donc sur le viol des femmes du tiers monde.

En Europe, il en a longtemps été de même. Les législations antérieures interdisaient aux femmes de refuser les rapports sexuels, de recourir à aucun moyen de contrôle de la fécondité et les punissaient lorsqu’en désespoir de cause elles avortaient.

Puis les femmes européennes ont été persuadées de prendre des risques avec leur santé en absorbant des hormones, et persuadées de ne pas regarder « ce » dont elles avortaient, afin d’être disponibles à tout moment pour l’activité sexuelle des hommes. Quel nom porte cette activité dans de telles conditions ? Viol, là encore.

Gabrielle Cluzel estime qu’il ne s’agit pas de conquêtes pour les femmes. Elle a raison. Elle accuse les féministes et je les défends à cause de la situation antérieure aux lois Veil et Neuwirth. Mais là seulement est mon désaccord. Sophie Montel fait simplement la même erreur que beaucoup de féministes, erreur dénoncée cependant depuis longtemps par plusieurs féministes radicales.

La cause première de l’immigration et du déclin démographique est la dévaluation de la personne humaine et de l’amour humain en Occident.

L’Europe a choisi l’élitisme et voudrait réserver la condition prolétaire aux enfants d’immigrés. Mépris des personnes. L’Europe a choisi de faire primer la sexualité masculine sur le respect de la santé des femmes. Manque d’amour. C’est en raison de ces choix-là que les dirigeants européens ont choisi de ne plus punir l’avortement.

L’avortement est un problème d’espérance. Pour espérer, il faut pouvoir vivre dans un pays où l’on n’est pas violée, où il y a une place pour les plus doués comme les plus faibles. Un pays où l’arrivée d’un enfant signifie d’abord : un amour à vivre.

Un homme qui perd ces espérances-là n’a plus qu’à se noyer dans une addiction ou une autre. Un pays qui perd ces espérances-là perd ses raisons de persister à exister.

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