Psychose en Europe

Fini les grands discours sur l’enrichissement culturel, place aux forces spéciales.

Vendredi matin, BFM TV révélait qu’un homme arrêté en août dernier par la DGSI était en réalité un ancien djihadiste passé par la Syrie et renvoyé en France pour commettre un attentat.

Il n’avait pas encore de date pour passer à l’acte mais son projet était suffisamment sérieux pour que les services de renseignement décident de l’arrêter.

L’occasion d’apprendre, par le biais du Figaro, qu’une arrestation de ce type a lieu chaque semaine en France. Une arrestation par semaine, ça fait 50 personnes par an, on sait qu’ils sont des milliers de « Français » à avoir rejoint l’État islamique en Irak ou en Syrie. Rassurant.

Quelques heures plus tard, ce même vendredi, un Thalys qui devait relier Amsterdam à Paris était évacué parce qu’un jeune homme s’était retranché dans les toilettes. Intervention de la police et des services de déminage. Aucune autre précision sur le profil ou les intentions du suspect.

Au même moment, la gare centrale d’Anvers était également évacuée en raison d’un colis suspect.

Deux jours plus tôt, un sac rempli de munitions était trouvé sur des voies SNCF à Aubervilliers. Les services de déminage annoncèrent quelques heures plus tard que ce n’étaient que des munitions de chasse. Nous n’en saurons pas plus.

Les faits sont là : les Européens sont paniqués, leurs services de renseignement et leurs forces de l’ordre sont aux aguets. Les discours angéliques n’y changent rien.

Plus personne ne pense, en voyant un sac de sport abandonné, qu’il a été simplement « oublié », et rares sont ceux qui s’imaginent que le garçon enfermé dans les toilettes a simplement un coup de blues. Tous n’ont qu’une idée en tête : attentat. La psychose est réelle parce qu’elle a toutes les raisons de l’être.

Aux frontières de l’Europe, des scènes de guérillas sont filmées ; dans les journaux, on publie des bouilles d’enfants décoiffées, perdues devant des rangées entières de boucliers militaires.

Dans les trains, les passagers sont évacués ; sur les plateaux télévisés, on parle solidarité.

Deux réalités: une submersion ingérable d’un côté, une manipulation médiatique bien rodée de l’autre.

Il y a quelques jours, Francis Huster affirmait qu’il y avait peut-être le prochain Montaigne parmi ces clandestins. Quelques secondes plus tard, il ne voyait « pas le rapport » entre les « migrants » et le risque d’attentats. L’aveuglement idéologique à son comble. En attendant, on a plus d’évacuation de trains que de recueils de poésie…

L’Europe n’a pas attendu cette nouvelle vague migratoire pour être à la merci du terrorisme islamiste. Mais les Européens s’inquiètent raisonnablement du nombre de nouvelles recrues djihadistes qui pourraient se cacher dans les bateaux qui accostent.

L’État islamique a prévenu qu’il se servirait de ces migrations pour infiltrer l’Occident, pourquoi ne pas le croire ? Plusieurs personnalités politiques sont réalistes et reconnaissent cette menace. Rares sont les courageux qui prennent les mesures nécessaires pour protéger les peuples dont ils ont premièrement la charge.

Les mots prononcés par Manuel Valls après l’épisode Charlie reviennent en tête : “Les jeunes Français doivent s’habituer à vivre durablement avec la menace d’attentats.” Sans langue de bois, cette phrase signifie que les autorités sont dépassées.

Elles choisissent donc, en toute logique, d’ouvrir encore plus grand leurs frontières à des flux non identifiés. À ce rythme-là, les tentatives d’attentat vont se multiplier. Les attentats aussi, c’est mathématique.

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