Le Monde ment et tout le monde le sait. Ce qui s'est passé ce 12 mai, au Trocadéro, n'est pas l'œuvre des « ultras » du PSG. Le « Kop de Boulogne » n'est pas coupable. Et surtout, le PSG, Valls et la mairie de Paris ne sont pas les victimes.

D'abord, les « ultras » de Boulogne sont à l'agonie. La répression qu'ils subissent depuis des années les a décimés. De plus, un simple coup d’œil innocente, aussitôt, nos « hooligans d'extrême droite ». Ceux qui se sont fait filmer n’ont pas le « profil » de la tribune Boulogne. Surtout, aucun « ultra » ne porterait un maillot du club qui l’a exclu et qu’il boycotte depuis le plan Leproux. Il s'en fait un devoir.

Évidemment, les vrais coupables sont ailleurs.

Depuis des années, le profit ne se fait plus dans les stades mais dans les retransmissions télévisées. Les « ultras », qui ont fait la réputation du club et rempli ses tribunes, dérangent. Ils sont parigots, populaires et souvent nationalistes : c'en est trop pour le club, l’esprit « Canal », la mairie de Paris, la région et Le Parisien. La chasse aux « hooligans » est ouverte.

D’abord, on crée une tribune artificielle : Auteuil. Elle sera un contre-feu à Boulogne car on pense que la diversité festive se vendra mieux que la colère française... L'idée ravit tout le monde : le club et le conseil régional (dont Valls) offrent, aux frais du contribuable, des tombereaux de billets pour motiver cette jeunesse des qui sera, après la France, une chance pour Paris... Ensuite, Le Parisien stigmatise chaque bousculade qu'oserait commettre Boulogne. Ces campagnes de presse entraînent naturellement un émoi, et la répression policière. Le club finit par être purgé de ses éléments politiquement incorrects, et le Qatar, après avoir acheté le PSG, les banlieues et notre honneur, peut enfin triompher au Trocadéro. Il le veut et l'a payé assez cher.

Mais ce 12 mai, tout déraille, car la réalité est une fille rancunière. Marchands et politiques ont mis en place un club consumériste, sans autre identité que celle qu’il vend. Ils ont évincé une tribune française au bénéfice d'une clientèle disparate et prétendument docile. Messieurs, vous récoltez ce que vous avez semé. Sans la moindre identité, votre création se fout de tout, même de vous, elle veut jouir, consommer vite, quitte à piller, c'est plus facile, plus marrant. Le qui finance les banlieues les voit se retourner contre lui, Delanoë en est le témoin et Valls le dindon. Il y a une justice dans ce monde, et elle n'est pas dénuée d'humour.

Alors pour sauver la face, on tire sur les ambulances, on attaque des supporters sans moyens et sans argent, on agite un fantasme fasciste qui permet à un gouvernement qui est tout, sauf socialiste, de donner l'illusion d'un combat de gauche. En somme, ils font ce qu’ils savent le mieux faire : nous prendre pour des cons.

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16 mai 2013

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