Provocation massive de l’OTAN contre la Russie

Récemment, la Russie déclarait que la Mer Noire ne deviendrait jamais un lac de l’OTAN. Merkel, dont la Bundeswehr a accouché d’un livre blanc sur les relations germano-russes et destiné à être publié en juillet, déclare que la Russie est désormais, non plus un partenaire, mais un adversaire. Un livre blanc, allemand, qui deviendrait la Bible de l’OTAN.

Voilà que l’OTAN passe à la vitesse supérieure, par une provocation massive contre la Russie. Paul Craig Roberts, analyste célèbre en Amérique, ancien sous-secrétaire au Trésor de Ronald Reagan, Noam Chomsky, tout aussi célèbre intellectuel de gauche, tout comme, aussi, Stephen Cohen, le meilleur analyste de la Russie, craignent cette escalade depuis bien deux ou trois ans. Quant à Kissinger, néocon, membre à vie de Bilderberg – qui s’est rassemblé ces jours-ci à Dresde -, il n’est pas du genre à désapprouver cette escalade

Il va sans dire que le groupe Bilderberg, comme la Trilatérale, doivent se frotter les mains. Pensez : une guerre, ça ferait les affaires, tant du complexe militaro-industriel que de l’agroalimentaire. À ce sujet, je cite Henry Kissinger – encore un titulaire du prix Nobel de la paix, fomenteur de guerre ! – qui disait, il n’y a pas si longtemps : “Les militaires sont des cons, des animaux stupides qu’il faut utiliser en tant que pions en politique étrangère.” Et encore : “Contrôlez le pétrole, vous contrôlez les nations ; contrôlez l’agroalimentaire et vous contrôlez les peuples.”

Voilà donc l’état d’esprit qui anime l’Occident contre la Russie qui, de son côté, cherche constamment l’apaisement, qui n’agresse personne, contrairement à Washington. Je le souligne à nouveau, les néocons vont faire le maximum de dégâts durant cette période électorale américaine pour, soit faciliter les choses à Killiary, si elle est élue, soit les compliquer à Trump, s’il l’emportait, comme l’affirme si justement l’intellectuel le plus influent de Russie, Alexandre Dougine.

Et voilà ce que nous rapporte Novorossia Today, ce qui s’est passé vendredi 10 juin. Les tensions militaires viennent de prendre un tournant, hier en Europe, avec l’inauguration de l’opération Anaconda par l’OTAN – le plus important exercice militaire en Europe de l’Est depuis la fin de la guerre froide en 1991. Quelque 31.000 soldats, 3.000 véhicules, 105 chasseurs et 12 navires de guerre participent à ce « jeu de guerre ». Le contingent de ces « manœuvres » est composé de 14.000 hommes en provenance des États Unis, 12.000 fournis par la Pologne, 800 par la Grande-Bretagne, ainsi que d’autres forces issues de pays non membres de l’OTAN. Tout ce monde est sous le commandement du lieutenant-général Marek Tomaszycki.

On notera que la France n’est pas mentionnée. Ouf ! Mais où est la France de Hollande ? Au stade de foot ! L’opération Anaconda est une provocation massive, destinée à « répéter » une invasion de la Russie par l’OTAN. Et, dans cette provocation, pour la première fois depuis l’invasion de la Pologne par les nazis, ce sont des tanks allemands qui vont traverser la Pologne d’ouest en est. Non seulement on n’entend pas la voix de la France. Mais les médias passent cela sous silence et les néocons sont en train de vouloir déclencher la guerre dont nous, les peuples européens, allons fatalement payer les pots cassés, à suivre aveuglément Washington. Il est temps que la France ait à sa tête un homme de poigne qui saura lui redonner son rôle sur la scène internationale.

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