, l’actrice et productrice française, rejointe en son temps à la sauvette dans son appartement de la rue du Cirque par le président Hollande, qu’on se le dise, est une femme de combats. Le dernier :

Quarante années après sa légalisation, la supposée petite amie de François H. milite pour… le droit à l’ ! Une menée au pas de charge par Marisol Touraine, dont le ministère n’a pas lésiné sur la . Des séries de photos montrant des parties de corps féminin aux inscriptions excluant, sans autre forme de procès, les bébés pourtant éliminés : “C’est ma vie, je choisis” ou “IVG, c’est mon droit”, et, si nous n’avions toujours pas compris, “Mon corps, mon choix, mon droit”.

L’actrice, elle, a choisi de poser en débardeur noir, le regard dur, la bouche serrée, le point fermé et le bras arborant une décalcomanie au message explicite: “Mon corps m’appartient”, le mot “corps” écrit en énorme. L’avortement sans état d’âme, de la part d’une personne dont le supposé petit ami serait, dit-on, “sans affect”. Tu m’étonnes !

Marisol Touraine, donc, ministre de la Santé, dépense l’argent public pour faire la d’un droit pourtant acquis depuis 1975. Un droit que Simone Veil décrivait avec beaucoup d’humanité, à l’Assemblée nationale : “Je le dis avec toute ma conviction : l’avortement doit rester l’exception, l’ultime recours pour des situations sans issue. Mais comment le tolérer sans qu’il perde ce caractère d’exception, sans que la paraisse l’encourager […] ?”

Aujourd’hui, sous peine de sanctions économiques, le ministère de la Justice ordonne aux établissements de se tenir à des quotas : pour quatre naissances doit se pratiquer un avortement. Y forcer les femmes, peut-être ? Ces campagnes pro-avortement ne visent évidemment pas à informer les femmes d’un droit qu’elles connaissent depuis deux générations, mais à le banaliser et, en conséquence, à l’inciter. Ce que Simone Veil, au fond, avait à l’époque pressenti.

Ce qui choque, dans cette campagne d’affichage, c’est le caractère implacablement égoïste des slogans. Sans émotion, sans affect, sans tristesse : le petit Sien n’existe pas.

Ce qui interpelle, c’est la prise de position de la locataire intermittente de l’Élysée, en lien avec son résident à durée déterminée. Julie Gayet ? Épouse ou non, concubine ou non, maîtresse (on hésite à écrire “ou non”) du Président, elle joue là un rôle qu’aucune femme de Président ne devrait s’autoriser. Vulgarité du tatouage, insensibilité flagrante à l’égard des petits sacrifiés, individualisme forcené, cela doit être finalement normal quand on côtoie un “galet”, pour reprendre les propos de François Rebsamen sur .

Ce qui met mal à l’aise, dans cette collusion du avec le show-biz, c’est que l’un et l’autre s’allient pour promouvoir auprès des Françaises une culture de la à la place d’une culture de la vie.

Au fait, Julie Gayet prévoit-elle de vanter “Un choix, un droit, une liberté” auprès d’un certain public de certaines ?

22 octobre 2015

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