Ainsi la palinodie continue autour de ce projet, alimentée sur fond de chœur des pleureuses du Parti “socialiste” dont on découvre – sans rire – qu’il dispose d’une “Haute Autorité de l’éthique”. Au-delà de la farce, quels sont les enjeux ?

La France est une nation basée sur la citoyenneté : il est évident que TOUT Français qui s’engagerait dans des actes de doit en être déchu.

Ce projet est rédigé avec le même amateurisme dilettante qu’une plaque commémorative inaugurée par notre Président : Jacques Sapir et Olivier Berruyer en ont publié en ligne l’analyse.

Il y a déjà dans le Code civil une disposition qui permet de révoquer la nationalité de binationaux et même, dans certains cas, sans préjudice de devenir apatride (articles 23-7 et 23-8). La déchéance de la nationalité, cela doit s’appliquer à TOUS, comme cela s’est fait à la , l’ordonnance de 1945 prévoyant la déchéance des naturalisés depuis moins de dix ans.

L’argument du pseudo-droit européen sur l’impossibilité de créer des apatrides ne tient pas: l’Estonie, État membre, laisse 30 % de sa population – les russophones – sans accès à la nationalité et avec un statut d’apatride, puisque l’accès à la nationalité estonienne exige de prouver l’existence d’un parent estonien avant l’annexion à l’URSS en 1939 ou de passer un examen d’estonien dans des conditions hautement discriminatoires qui devraient déclencher l’ire de nos ligues de vertu. Bon, d’accord, ce ne sont que des Russes…

Je ne vois pas le rapport entre cette loi et la lutte contre le terrorisme, puisque le droit existant n’est pas appliqué et que les terroristes se contrefichent de perdre une nationalité qu’ils haïssent. Si l‘on veut des symboles, que l’on commence à l’appliquer !

On ne peut faire confiance à ce gouvernement : il y a bien un danger d’extrême en France, c’est le P “S”, qui a un long passif en la matière. Depuis le vote des pleins pouvoirs à Pétain au déclenchement de la guerre en , le P “S” a toujours trahi et ses électeurs et la nation.

Une telle mesure ne peut être adoptée que par référendum et autour d’une question claire. La voie parlementaire est en soi contraire à l’esprit de la Constitution de la Ve République (ou ce qu’il en reste, tellement les bricolages successifs des gouvernements l’ont dénaturée). Le gouvernement aura créé un précédent et soutenir que le procédé est normal ne fera qu’enclencher un processus où l’on pourra mettre tout et n’importe quoi dans la Constitution.

Le véritable objectif de la loi est la possibilité de proroger ad infinitum l’état d’urgence, avec les dérives que l’on a déjà quant à l’atteinte aux libertés publiques, avec son application à des maraîchers bio qui avaient eu l’impudence de s’opposer à un projet gouvernemental.

Je ne comprends pas pourquoi les partis patriotes ne soulèvent pas ce point. Ils se font balader par le gouvernement. Il s’agit d’une dérive autoritaire grave dont nous ne tarderons pas à voir les néfastes effets.

11 janvier 2016

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