L’intervention de Frigide Barjot sur RMC mercredi matin laisse rêveur…

Non seulement elle se désolidarise, mais en plus elle menace de porter plainte contre le « Printemps français ». Une aubaine pour le gouvernement qui voit là une possibilité de scinder ce grand mouvement populaire en deux groupes.

D’un côté les « infréquentables ». Comprendre Civitas et le Printemps français. Intégrisme, extrême droite, GUD, jeunesses nationalistes, intolérance, les heures sombres, etc. Le procès en homophobie a déjà débuté. De Mediapart au Figaro, la mésaventure d’un duo de noceurs, passé à tabac dans le XIXe arrondissement de Paris, est omniprésente. « Le vrai visage de l’homophobie », titrait ce matin un gratuit. Ce premier groupe est d’ores et déjà disqualifié dans la doxa moderne.

De l’autre côté, les « légalistes ». Le collectif La Manif pour tous que l’on va temporairement préserver. On invite ses responsables, on les tolère surtout s’ils participent à la disqualification des autres. Ils sont d’autant plus les bienvenus sur les plateaux de télé qu’ils jettent l’opprobre, se désolidarisent, rejettent, etc. Il s’agit de les maintenir dans cette position jusqu’au vote de la loi Taubira. « Légalistes », ils seront alors dans l’impossibilité de s’opposer à une loi démocratiquement votée par la représentation nationale.

Le mouvement de colère qui monte en France dépasse largement le cadre de la loi inepte sur le « mariage pour tous ». Ce combat très légitime n’est qu’une bataille. Tout le monde le sent ; certains savent l’exprimer. Depuis l’automne dernier souffle un vent nouveau, un grand vent de liberté aux multiples formes, aux multiples têtes. C’est le réveil des tribus gauloises qui entendent hisser sur le pavois des gens dignes de les représenter.

La coterie qui nous gouverne est soutenue par ceux qui détiennent le pouvoir, les médias, l’argent. Ces gens sont forts et ne reculeront devant rien pour nous diviser ; ne leur facilitons pas la tâche. Ils ont suffisamment de moyens. Pensons au grand rabbin Gilles Bernheim qui vient de faire les frais de son opposition au mariage gay.

Nous pouvons avoir des divergences, ne les exposons pas sur la place publique tant que notre but n’est pas atteint.

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