Je n’ai pas écouté les « vœux » du Président. Il a tant prononcé de paroles incantatoires demeurées dans la nasse des projets oubliés, voire reniés, que comme l’an dernier, je n’ai eu aucun regret à vaquer à d’autres occupations.

Cependant, dans notre hyper médiatisée bien que souvent mal informée, nul ne peut complètement échapper au flux des nouvelles propagées par les signaux de fumée de la sphère des communicants zélés.

Je lis à la une du premier quotidien d’opinion de France (par le tirage) que veut se poser en président protecteur”. Non, me dis-je ! Mais s’agirait-il d’une blague ?

Lui en gardien de la nation ? Défenseur de qui et de quoi ? De l’emploi ? Galéjade, comme on dit en Provence. Défenseur des Français ? Mauvaise plaisanterie au regard de l’année écoulée et des traumatismes non anticipés et mal corrigés par ce tuteur inconséquent et grotesque, dont la France a souffert. Gardien des institutions ? Immense canular… Il manque tellement de conviction et ses décisions, prises toujours en dépit de la volonté du peuple, sont-elles de nature à insuffler le vent de la nécessaire réforme ?

Comment celui qui se trompe sans cesse illuminerait-il soudain la voie du renouveau et de la sérénité pour la France et les Français ?

Quand on confond les causes avec les effets d’une , on est sûr de l’aggraver au lieu de la guérir. Désigner les « » comme les ennemis de la France en négligeant la dimension fédératrice de leur doctrine, c’est comme désigner les « nazis » comme ennemis du monde en oubliant que leur avènement fut la volonté de tout un peuple ou peu sans faut.

Certains avaient su donner à la France la dimension d’une nation fière, autonome et porteuse d’un exemple pour le monde. Lui, pusillanime et indécis, n’a su lui donner que le sens de la soumission, de la contrition et du suivisme.

Le plus dramatique, dans toute cette funeste aventure, c’est que ceux censés représenter la contradiction, sinon l’alternative, sont aussi effarouchés que lui et plus hésitants encore.

Le quotidien termine par : ‘D’un côté, le protecteur de la nation face au ; de l’autre, le Président incapable de dynamiser son . Entre les deux, le choix des Français se cristallisera tout au long de 2016, et le sort de François Hollande également.”

Or, le sort de François Hollande est bien la dernière des préoccupations dont la France aurait à se soucier et, lui-même, sans doute, nullement un recours.

3 janvier 2016

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