Le 16 décembre dernier, l’Assemblée nationale a débattu d’une proposition de loi socialiste soutenue par le gouvernement, visant prétendument à « moderniser » l’élection présidentielle. Or, cette proposition est une dégénérescence démocratique sans précédent !

C’est surtout un leurre visant à camoufler tous les vrais problèmes des Français : chômage de masse, insécurité, flux migratoires incontrôlés. Problèmes auxquels la gauche est incapable de s’attaquer.

Elle préfère, à travers cette proposition de loi, porter un grand coup à notre démocratie.

Comment ?

Si l’on en croit les dispositions de cette proposition, les candidats ne pourront plus aller récupérer les parrainages chez les maires comme ils le faisaient autrefois. En effet, les maires devront adresser lesdits parrainages par voie postale au Conseil constitutionnel. Et le Conseil constitutionnel publiera deux fois par semaine la liste des maires ayant parrainé chaque candidat. Chacun aura compris qu’en rendant publics ces parrainages, on oblige les élus à se prononcer officiellement, ce qui constitue à l’évidence un frein pour certains élus qui ne veulent pas mettre en avant leur parrainage.

Mais le verrouillage ne s’arrête pas là. En effet, toujours aux termes de cette proposition, le principe d’égalité du temps de parole est supprimé durant trois semaines sur cinq. Si l’on fait bien le calcul, on s’aperçoit qu’il ne reste plus, alors, que seulement deux semaines d’égalité du temps de parole avant le premier tour. Les leaders politiques ultra-médiatisés n’auront pas de problèmes. Mais les inconnus seront noyés dans la masse.

Il ne faut pas se leurrer, l’objectif du Parti socialiste est très clair : faire du FN la seule alternative possible pour être réélu en 2017. Le PS et ses alliés savent bien qu’un Français sur deux a peur de voter pour le parti de Marine Le Pen, ainsi que le confirmait un sondage Odoxa pour i>Télé en mars 2015 (52 % des Français auraient peur de voir le FN accéder au pouvoir).

Les socialistes veulent le pouvoir à tout prix, quitte à s’éloigner toujours un peu plus de l’esprit voulu par le général de Gaulle pour l’élection présidentielle : “la rencontre d’un homme et d’un peuple”.

27 décembre 2015

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