Le 10 avril 2022, votons pour le candidat le plus souverainiste... c'est-à-dire pour celui qui restituera leurs droits et leurs libertés aux Français. Car depuis 40 ans, des artifices politiques, juridiques, judiciaires, diplomatiques et économiques réduisent peu à peu ces droits et ces libertés. La souveraineté, c'est, au plan externe, l'indépendance nationale et, au plan interne, le par le peuple.

Cinq candidats vont jouer un rôle important dans l'élection présidentielle prochaine, mais seulement deux s'affronteront au second tour. Il faudra absolument éliminer, dès le premier tour, les antidémocrates, « moins-disant souverainistes », et éviter les gaspillages de voix sur les « petits candidats » qui peuvent empêcher un souverainiste d'accéder au second tour. Ces cinq candidats susceptibles, à ce jour, d'atteindre ou de dépasser les 10 % des suffrages sont Le Pen, Macron (s'il se déclare), Mélenchon, Pécresse et Zemmour. Mais seulement la moitié des Français savent (à ce jour) avec certitude pour qui ils voteront en avril. Tout reste donc possible, y compris attentats, émeutes ou révélations scandaleuses qui peuvent chambouler les pronostics. La voie la plus directe vers la démocratie retrouvée, le optimal, c'est le référendum.

Certains candidats militent pour un retour au septennat. Mais, sans contrepoids référendaire, le septennat deviendra un régime absolutiste : en dix ans de présidence, de Gaulle avait recouru cinq fois au référendum, alors que, depuis 17 ans, les derniers Présidents n'y ont jamais eu recours. Le but premier est de rétablir une hiérarchie classique des normes, souveraine et démocratique, afin que les sujets majeurs ne soient décidés que par les Français, et plus par Bruxelles, la CJUE ou la CEDH.

Pour Le Pen, il faut inscrire, dans la Constitution, un « bouclier constitutionnel » permettant à la France d’affirmer la suprématie de sa loi sur les traités internationaux : « Tout texte international, ou disposition de ce texte qui sera contraire à la Constitution, restera inappliqué. »

Mélenchon n'est pas aussi précis mais « les Français se doteront d’une nouvelle Constitution rédigée par une Assemblée constituante [...] et le projet de Constitution proposé par l’Assemblée constituante sera soumis à référendum ». Pécresse a évoqué la modification de la hiérarchie des normes mais, pour le moment, son programme écrit de candidate ne vise pas expressément une telle réforme. Zemmour désire une réforme constitutionnelle pour que le droit national (les lois votées après les traités européens) l’emporte sur le droit européen. Il a la volonté de « s'affranchir » de la Cour européenne des droits de l'homme (discours de Villepinte). Quant à Macron, qui ne s'est pas encore déclaré candidat, il répugne au référendum qu'il a choisi de ne pas pratiquer. Il est très favorable à l'intégration européenne et à cet ordre juridique supérieur à celui de la France. Pour lui, la souveraineté ne peut être qu'européenne.

Seul Mélenchon prévoit explicitement l'obligation de recourir au référendum en cas de modification de la Constitution ou d’adoption d’un nouveau traité européen, mais Zemmour semble être sur la même ligne. Quant à l'initiative populaire des référendums, Le Pen y est favorable (RIC) de même que Mélenchon qui y ajoute « le droit de révoquer des élus, convoquer une Constituante, proposer ou abroger une loi ». Si Zemmour ne l'a pas encore officiellement réaffirmé, lui aussi semble y être toujours favorable. Enfin, certains sujets seront obligatoirement soumis à référendum pour Le Pen (« les sujets sociétaux – inclus la nationalité - sont tranchés par la société »), mais Mélenchon ne semble pas vouloir traiter ces sujets par référendum. Pécresse prévoit un référendum pour stopper l'immigration « incontrôlée » et Zemmour pour mettre fin au droit du sol (que Mélenchon veut généraliser), clarifier l'immigration et ses conséquences, s'opposer au regroupement familial et suspendre l'espace Schengen...

Bien entendu, cet instantané bouclé en ce début d'année 2022 sera confirmé et précisé ultérieurement par les candidats. À suivre...

1 janvier 2022

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