Comme chacun sait, la rumeur est assassine. , coordonnatrice de la grande manifestation du 17 novembre dernier, est mal payée pour le savoir. Attaquée d’un côté par des associations homosexuelles, aussi minoritaires qu’actives et qui pourraient se réunir dans des cabines téléphoniques. De l’autre, par des catholiques énervés. Mise au point.

Quand il y a le feu dans la maison, on ne demande pas aux leur carte d’. Pas plus qu’on n’exige d’eux de savoir s’ils vont à la messe le dimanche, à la mosquée le vendredi midi ou à la synagogue le vendredi soir. Et puis, et c’est là qu’elle a brisé un tabou : existent des homosexuels de ou de gauche, des catholiques et des musulmans, qui peuvent militer contre le « mariage pour tous »

Ainsi, Frigide Barjot, de son nom de scène, Virginie Merle, à la ville, est-elle femme d’aujourd’hui. Si elle conteste les dérives de son temps, elle participe néanmoins de son époque. Et s’inscrit, avec son époux, Basile de Koch, président à vie du groupe humoriste Jalons, sans lequel Les Guignols de l’info ou Groland n’auraient sûrement jamais existé, dans une ancestrale tradition d’humoristes et d’empêcheurs de penser en rond, dont il faut encore savoir, derrière les plaisanteries de potaches, aller dénicher la vérité des choses.

Sans elle, sans son carnet d’adresses, ses réseaux et sa parfaite connaissance du petit monde médiatique, jamais ces centaines de milliers de Français n’auraient défilé, ce 17 novembre dernier, dans les rues de . Mais le succès, surtout lorsque massif et inattendu, a son prix. Et celui que cette dame est sommée d’acquitter nous paraît bien lourd.

D’un côté, des associations hystériques, officiellement portées à l’extrême tolérance, mais officieusement les plus intolérantes qui soient. Autrefois, un « homophobe » était un homme qui n’aimait pas les homosexuels. Désormais, un « homophobe » est un homme, ou une femme, que certains homosexuels n’aiment pas. Le débat est donc clos et au bucher il faut mettre Frigide Barjot.

De l’autre, d’autres excités, malheureusement issus de son propre camp : une partie de catholiques traditionnalistes. Triste mais logique : les coups de poignards assénés dans le dos viennent généralement plus souvent des amis que des ennemis. Que lui reproche-t-on, à cette dame ? Une vie délurée ? Elle aurait été coutumière des boites de nuit : est-ce pire que travailler dans la finance ? Pas sûr.

On rappellera tout d’abord que ces critiques visant le bas de la ceinture pourraient aussi masquer le dépit de n’avoir pas fait mieux qu’elle – il y a avait tout de même moins de monde le 18 novembre que le 17.

Nos amis chrétiens assurent qu’avant de regarder la paille dans l’œil de son voisin, on serait mieux inspiré de voir la poutre nichant dans le sien. Les musulmans ne disent finalement pas autre chose.

Ce que nous voyons à Fils de France, c’est que madame Barjot, au contraire d’autres présumés organisateurs leur ayant claqué la porte sur les doigts, a donné toute sa place aux Français de toutes confessions et de tous horizons politiques dans cette mobilisation. C’est aussi que cette catholique revendiquée est, à sa façon singulière, aussi et avant tout une grande dame.

Qu’elle soit donc ici, en ces colonnes, saluée en tant que telle. Et qu’elle ne s’inquiète pas davantage des ragots, des jalousies, des mesquineries. Comparaison n’est certes pas raison, et Virginie Merle n’est pas Jeanne d’Arc, même si victime d’autres incompréhensions, mais qu’elle sache que si certains Français de souche ont abandonné la première au supplice, les Français de branche que nous sommes lui apportons notre entier soutien.

Qu’elle sache, pour finir, que nos prières l’accompagnent.

Courage ! Frigide… Car le 13 janvier prochain, nous avons un projet de loi à bouter hors de France !

21 décembre 2012

Partager
BVoltaire.fr vous offre la possibilité de réagir à ses articles sur une période de 10 jours. Toutefois, nous vous demandons de respecter certaines règles :

  • Pas de commentaires excessifs, inutiles ou hors-sujet (publicité ou autres).
  • Pas de commentaires insultants. La critique doit obéir aux règles de la courtoisie.
  • Pas de commentaires en majuscule.
  • L’utilisation excessive de ponctuations comme les points d’exclamation ou les points de suspension rendent la lecture difficile pour les autres utilisateurs, merci de ne pas en abuser !

Vous pouvez désormais commenter directement sur Boulevard Voltaire :

Pas encore de compte, inscrivez-vous gratuitement sur bvoltaire.fr

À lire aussi

“Depuis SOS Racisme, les Français musulmans ne sont qu’une réserve électorale”

La droite délaisse ce terrain qui, si elle était réellement conservatrice, lui serait natu…