Pourquoi pas un « programme commun » de la France ?

Après l’élan formidable pour la défense de la famille traditionnelle, quelque chose en France a changé. La bataille législative est momentanément perdue et, pourtant, nous sommes toujours là. La « chose politique » qu’identifiait un journaliste de Mediapart est toujours bien vivante. À Paris, la mobilisation que l’on peut suivre via les réseaux sociaux reste impressionnante. En province, pas une journée sans qu’un ministre n’aperçoive nos petits drapeaux, n’entende nos sifflets. Pas une semaine sans qu’un sénateur, un député ou un maire ne reçoive des courriers d’encouragement ou d’avertissement.

Oui, quelque chose a changé, mais on ne sait quoi. À l’heure où j’écris ces lignes, la pétition de soutien à Nicolas B. compte plus de 45.000 signatures en moins de quarante-huit heures !

Maintenant que nous nous sommes comptés, que nous avons éprouvé nos forces, que nous avons identifié et jaugé nos ennemis, il faut reprendre l’initiative. Il s’agit désormais pour cette « France classique », que la gauche déteste tant, de réinvestir l’espace social qu’elle a abandonné aux soixante-huitards.

La perspective d’un nouveau parti est tentante mais me paraît peu crédible. Inutile d’ajouter de la confusion au désordre. Non, je propose de nous assumer comme tels. Un mouvement politique inédit, qui somme les partis en place de se déterminer aussi sur ces sujets « sociétaux ». Et pourquoi pas, dans un avenir proche, une fédération des partis favorables aux lois naturelles, à la recherche du bien commun ? Un « programme commun » de la France ? De notre côté sont la jeunesse, l’intelligence et la volonté. Il me semble aujourd’hui du devoir de tous les hommes et femmes de bon sens de s’engager à l’édification d’une culture politique alternative. L’économie ne suffit pas au bonheur d’un peuple ! Il lui faut des raisons de croire et d’exister. Un ciment culturel, des racines claires qui seuls offrent à ses enfants une véritable liberté.

Chacun sent que notre société est en danger. Entre un islam redevenu conquérant et un matérialisme destructeur, des mesures de protection sont nécessaires. À nous d’apporter de nouvelles perspectives. Chacun en fonction de ses goûts, de ses talents, de son âge et de sa condition doit participer à la reconquête des associations, des partis, des organisations syndicales, de l’enseignement, des armées, de la police, de la justice, des médias, des arts et lettres. Promouvoir une authentique fraternité née dans la communion politique de ces huit derniers mois et faire tache d’huile.

Ne lâchons rien, prenons les rênes…

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