Une fois de plus, les autorités de l’Église de France ont montré qu’elles n’avaient toujours pas pris la mesure du danger que représente l’islam dans notre pays. Ainsi, Mgr Vingt-Trois, dans son homélie à la d’ aux victimes de Saint-Étienne-du-Rouvray, a cru bon de rappeler qu’« on ne construi[sai]t pas l’union de l’humanité en chassant les boucs émissaires ». Évoquant les terroristes, il a dénoncé « ceux qui se drapent dans les atours de la religion pour masquer leur projet mortifère ». Non, vraiment, ceux qui ensanglantent actuellement notre pays n’ont rien à voir avec l’islam… Un mot, d’ailleurs, soigneusement éludé par le cardinal, tout autant que celui d’. Au contraire, l’essentiel de son sermon fut consacré à une vigoureuse critique sociale.

Il y a des moments où la réalité vous rattrape, où la des faits s’impose à votre intelligence, dissipant les mirages où elle pouvait se trouver. Si bien des Français ouvrent désormais les yeux sur les conséquences de l’immigration massive que nous subissons depuis longtemps, il n’en est pas de même de notre clergé dans son immense majorité, vis-à-vis de l’islam. La raison est simple : cette prise de conscience ne peut se faire sans un complet changement de logiciel de pensée. Or, ce logiciel a été installé dans les esprits ecclésiastiques lors du concile de Vatican II, avec ses fameux textes sur la liberté religieuse, l’œcuménisme et le dialogue interreligieux.

Forgeant une doctrine d’action, Vatican II a cristallisé une pensée plus ancienne, que le pape saint Pie X avait qualifiée de modernisme. S’inspirant de l’idéalisme moderne (Descartes, Kant, Hegel), cette pensée considère que l’esprit humain est incapable d’atteindre des vérités objectives et que, tout au plus, il peut appréhender des phénomènes… qu’il a lui-même construits.

En matière religieuse, les conséquences de cette manière de penser sont catastrophiques. La foi n’est plus l’adhésion volontaire de notre intelligence à un donné révélé par Dieu et transmis par l’Église ; elle est un sentiment immanent, présent en tout homme (quoique à des degrés divers). De ce fait, peu importe ce que l’on croit, l’essentiel est de croire. L’expérience personnelle prime sur l’objectivité du contenu. Dès lors, l’islam, comme les autres croyances religieuses, est donc chose bonne. Toutes les critiques à son encontre, notamment sur sa violence intrinsèque, glissent sur notre clergé comme l’eau sur les plumes d’un canard.

De même que, sur le plan politique, nos dirigeants vivant dans l’idéologie du cosmopolitisme sont incapables de sortir la France de l’ornière terroriste dans laquelle elle se trouve, il ne faut rien attendre sur le plan religieux de notre clergé tant qu’il n’aura pas renoncé à ses folies modernistes.

4 août 2016

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