Le 15 mars prochain auront lieu - à Paris - les "Assises de la liberté d'expression", organisées par Riposte laïque et Résistance républicaine. En dépit d'un long et coûteux voyage – depuis l'île de la Réunion où je vis depuis 20 ans –, j'y serai.

Pourquoi ? Parce que cinq ans après les "Assises sur l'islamisation", force est de constater - les deux étant liées comme les doigts de la main - que la liberté d'expression, sur les chaînes de plateau télé autant que presque systématiquement dans des rencontres privées, se réduit à peau de chagrin.

J'y serai parce qu'il est odieusement anormal que, dans ce que la classe politique ose encore appeler « démocratie », évoquer les conséquences délétères de l'immigration, parler de l'islam qui n'est pas seulement une religion mais « une idéologie de lutte et d'agression » – comme le disait Dalil Boubakeur en 2011 (dans un moment d'égarement, sans doute) au micro de Jean-Jacques Bourdin - vous fasse soupçonner de racisme.

J'y serai parce qu'il est insupportable, quand on dit que le 11 janvier, des Kouachi et des Coulibaly – bien connus des services de police et du renseignement — n'auraient jamais assassiné 17 personnes si la justice avait fait correctement ce pour quoi elle s'appelle précisément « justice », de passer pour un sans-cœur envers les auteurs des attentats, forcément victimes de la société.

J'y serai parce que dire que l'Éducation nationale a été transformée en « fabrique du crétin » et en outil de LGBT vous fait passer pour un affreux réactionnaire homophobe.

J'y serai, donc, parce que dans une véritable démocratie, ni Robert Ménard ni Éric Zemmour n'auraient été virés. Parce que dans une démocratie, Michel Onfray ou François Rollin ne seraient pas obligés de répéter qu'ils sont de gauche et qu'ils ne nourrissent surtout aucune sympathie pour le premier parti de France, pour avoir le droit de parler des méfaits de l'immigration.

J'y serai parce qu'en démocratie, les médias transmettent faits et images tels qu'ils sont et les analysent objectivement, alors que depuis des décennies, les médias sont des outils de au service des oligarchies politiques et financières auxquelles ils appartiennent.

Le 15 mars, j'y serai pour écouter Renaud Camus, Pascal Hilout, apostat de l'islam, le belge Pierre Renversez, Paul-Marie Coûteaux, Philippe Milliau (TV Libertés), Henri de Lesquen (Radio Courtoisie), les avocats Frédéric Pichon et Nicolas Gardères (par ailleurs homme de gauche) et le député suisse UDC Jean-Luc Addor. J’ai également hâte d’entendre la jeunesse, avec Damien Rieu (Génération identitaire) et Mélanie Dittmer (PEGIDA) qui vient d'.

Le 15 mars, je serai donc aux "Assises de la liberté d'expression", parce que ce sont les organisateurs qui, les premiers, m'ont appris que ce que je voyais et ne comprenais pas avait bel et bien un sens.

Je serai donc aux "Assises de la liberté d'expression", où j'aurai aussi le plaisir et l'honneur de faire connaissance et d'écouter le cofondateur de Boulevard Voltaire, Dominique Jamet. « Boulevard Voltaire, la liberté guide nos pas » : les miens, pour ce dimanche, me font traverser les océans.

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3 mars 2015

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