Marie-Neige Sardin, libraire au Bourget depuis trente-cinq années, est en de la faim pour alerter les autorités sur les régulières agressions dont elle est victime. Un combat résolu pour la et la diffusion de la . Elle a décidé d’y mettre un terme aujourd’hui. Ses explications.

Mes chers amis,

Samedi soir, ce sera mon 27e et dernier jour de de la faim. Sauf miracle, et malgré toute la souffrance endurée, je n’aurai pas été entendue des autorités, dont le premier devoir est pourtant de protéger ses concitoyens et d’assurer leur .

Si cette grève prouve quelque chose, c’est bien leur totale indifférence à mon égard, et à ce que je représente. Qu’un dernier îlot de culture subsiste au Bourget ou non ne fait pas partie de leurs préoccupations. Que la dernière libraire de la commune ne puisse pas exercer son métier sans être constamment menacée ou agressée, non plus.

Je serai ensuite hospitalisée quelques jours, pour m’aider à m’alimenter à nouveau normalement, sans danger pour moi. Poursuivre plus avant entraînerait de graves séquelles, probablement irréversibles, et mettrait même ma vie en danger ! Et sans la moindre chance que je sois entendue. Ce qui serait suicidaire.

Je ne veux pas prendre le risque de me retrouver devant mon Créateur avec ça sur la conscience. L’enfer, je le vis déjà au quotidien dans cette vie-ci, c’est déjà bien suffisant pour ne pas le prolonger pour l’éternité.

Je remercie Élisa d’avoir accepté de m’aider à rédiger ce texte, car je suis bien trop épuisée et à bout de ressources pour pouvoir exprimer clairement ce que j’avais à vous dire. Je vous remercie tous et toutes pour le soutien moral et l’aide que vous m’avez apportés en ces moments de durs combats.

Mais mon combat ne s’arrête pas ici. Dès que je serai rétablie, je reprendrai ensuite mon travail, qui est mon combat de tous les jours.

Merci à tous et toutes. Je vous aime.

12 juillet 2013

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