, ministre dynamique, pragmatique et innovateur à ses heures, avait sorti la de sa torpeur estivale en juillet 2013, en évoquant la possibilité d’explorer de nouvelles techniques d’exploitation des gaz de schiste. « Silence, on bronze ! » lui avait répondu sèchement le Président via une adresse aux écologistes du gouvernement, le 14 juillet suivant. En janvier 2014, Le Canard enchaîné révélait l’existence d’un rapport d’experts avisés, des Mines et de l’industrie, commandé par le même, alors ministre du Redressement productif, et qui concluait à la faisabilité d’une méthode différente de la fracturation hydraulique, condamnée en France, et beaucoup moins agressive pour l’environnement.

Mais ce rapport limité à sept exemplaires, bien plus précieux que le trésor enfoui dans les strates souterraines tricolores, avait été soigneusement enfermé dans le coffre de la relégation écolo. Pour un oubli au moins quinquennal, sinon définitif.

Pourtant, outre la faisabilité d’une nouvelle technique à base de gaz fluoropropane, les conclusions du document exposaient les retombées économiques considérables avec chiffres à l’appui. C’est ce qu’il livre, enfin, après sa révélation complète faite cette semaine. Mais qu’à cela ne tienne, la France trouvera toujours les moyens de vivre sans une manne providentielle !

À quoi tient, au fond, le déni de ressource, dans ce pays qui est davantage pollué par le déluge d’idées que par le pétrole ? Au lobby négatif des Verts toujours plus bruyant et séditieux que celui des industriels qu’ils fustigent à tout propos ? Au chantage permanent de leur soutien conditionnel à la majorité gouvernementale ? L’argument s’écroule quelque peu après la désertion du gouvernement et le schisme interne. La fracturation super active qu’ils vivent en leur sein, entre les pourfendeurs irréductibles et les modérés qui jouent placé pour un éventuel maroquin, lézarde gravement le mur de leur contestation.

Mas alors pourquoi Le Président s’obstine-t-il contre une séduction industrielle qui pourrait renverser l’inexorable déclin socio-économique du pays plus efficacement que les retours de à l’étranger et plus sûrement encore que les allégations optimistes répétées du ministre de l’Économie actuel, aussitôt contestées par les chiffres et les faits ?

Je ne vois dans son entêtement incompréhensible qu’une réponse : sa soumission au pouvoir féminin. Que ce soient les Duflot et Cosse à distance, mais qui le maintiennent en otage dans la perspective de 2017, lorsqu’il aura vraiment besoin des miettes de partis pour se constituer un électorat suffisant sinon crédible, ou bien Ségolène qui, de près, le marque de nouveau à la culotte pour la bonne cause ! Sans préjuger des convictions intimes de sa « fiancée » du moment concernant le devenir de la terre.

Il est vrai que les dames sont plus sensibles aux pets inconvenants, d’où qu’ils émanent, que les hommes, aussi rustres que cupides…

7 avril 2015

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