Les propos de Nadine Morano dans l’émission de Laurent Ruquier ont une fois de plus provoqué l’ire de la classe politique et permis, comme en janvier, de ressortir l’esprit républicain de son placard. « No pasarán », reprend en chœur, et derrière les politiques, la fière horde des militants gauchistes, trouvant un nouveau poney de bataille leur permettant de chevaucher gaillardement contre la haine !

Si Nadine Morano, avec toute l’absence de finesse qui la caractérise, en menant son virage à droite toute avant les primaires, est plus motivée par l’appât des électeurs que par de véritables convictions, il faut tout de même la remercier de relancer un débat interdit. Celui des races.

Jean-Marie Le Pen avait créé un scandale en déclarant croire en l’inégalité des races ; il argumentait alors ses propos en renvoyant aux différents podiums des Jeux olympiques, principalement pour les courses. La caste journalistique semblant oublier que mettre en lumière des inégalités ne signifiait pas hiérarchiser.

De Jean-Marie Le Pen à Nadine Morano sont attaqués tous ceux qui voudraient s’écarter d’une uniformisation des individus, au service de la mondialisation. Cette mondialisation qui voudrait que tous les hommes soient interchangeables parce que parfaitement similaires.

Et pourtant, la race est la première preuve de différence et d’identification. On s’affirme par rapport à l’autre par ce qui est le plus flagrant (le physique, la couleur de peau) puis par le sexe qui, comme on peut le constater, tend lui aussi à disparaître au profit de l’uniformisation, enfin par les critères ethniques.

L’UNESCO, dans sa grande « sagesse », préconise l’abandon du mot race au profit du mot ethnie, faisant fi de la différence majeure entre les deux, pour vulgariser : le premier s’intéresse à la biologie et le deuxième à la culture. Cet organisme, en portant atteinte à la vérité, joue contre son objectif pacifique. En effet, c’est le langage qui permet à l’homme de régler ses différends sans utiliser la violence. En bannissant une partie du langage, nos élites empêchent un débat légitime et attisent les tensions.

Ce débat ne porte pas sur le racisme, qui est une hiérarchisation des races et un délit, mais sur le racialisme, qui est une différenciation des races, pour peut-être s’interroger comme beaucoup de penseurs l’ont fait au XVIIIe siècle sur les caractéristiques particulières à chaque race, qui pourraient expliquer pourquoi, sur les 80 sprinters qui sont parvenus à courir le 100 mètres en moins de 10 secondes depuis 1968, 78 sont noirs ? Pourquoi peut-on différencier un Blanc d’un Noir simplement au vu de ses empreintes digitales ? Quelle autre réponse qu’une réponse racialiste ?

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