La , son vacherin fribourgeois, ses vaches milka, son « Rodgeur » Federer…et ses riches français !

La dernière finale de coupe Davis de tennis nous l’a rappelé ironiquement. Les meilleurs tennismen français goûtent particulièrement à l’air helvète. Si les Tsonga et autres Monfils ont décidé de vivre en Suisse, ce n’est pas que pour les beaux yeux crémeux de la fondue locale. L’atmosphère fiscale y est, disons, un peu plus respirable que dans l’Hexagone. 20% des Français redevables de l’ISF y auraient d’ailleurs élu domicile. On peut trouver cela scandaleux, mais on ne peut pas à la fois vouloir la libre circulation des gens… et de l’argent, et après, pleurnicher quand les gros porte-feuilles prennent la poudre d’escampette. Le régime français matraque impitoyablement tout ceux qui travaillent et gagnent bien leur vie. C’est un choix, au profit de l’assistanat internationalisé. On peut comprendre que sportifs (dont la carrière est fragile et courte) et artistes, entre autres, préfèrent l’exil fiscal. Pour les grands patrons, c’est la même chose.

Le magazine économique suisse Bilan vient de dresser un palmarès instructif à cet égard : 49 Français, détenant un cumulé de 66 milliards de francs suisses (55 milliards d’euros), figurent dans le classement des 300 plus grandes fortunes étrangères de la Confédération !

Le Figaro, reprenant l’enquête de nos voisins, souligne l’ampleur du phénomène : « La Suisse attire à nouveau les riches Français. Cinq d’entre eux viennent ainsi de faire leur entrée cette année dans le palmarès des 300 plus grandes fortunes étrangères établies en Suisse ».

Parmi les "frenchies" d’Helvétie, Gérard Wertheimer, propriétaire du groupe Chanel, dont le pactole est estimé entre 9 et 10 milliards de francs suisses (entre 7,49 et 8,32 milliards d’euros) est en tête de ce championnat sonnant et trébuchant, devant Patrick Drahi, « patron et fondateur d’Altice et de Numericable, numéro deux des télécoms français après avoir avalé SFR et Virgin Mobile. Installé officiellement à Zermatt, dans le canton du Valais, sa fortune est évaluée entre 8 et 9 milliards de francs suisses (entre 6,66 et 7,49 milliards d’euros). », explique le Figaro. Rayon des nouveaux entrants, on citera Monique Roosmale Nepveu (groupe Louis Dreyfus, Marina Picasso, Martin Michaeli (chaussures Mephisto) ou encore la Daniel Amar (distribution, commerce, fortune estimée entre 400 et 500 millions CHF).

Du beau linge donc, que l’ami Hollande n’est pas prêt de ramener au bercail. Le choix des élites française n’est pas de conserver ceux qui réussissent, et le président l’a même dit lors de sa dernière entrevue télévisée, « c’est enrichissant de partir ». Le gouvernement fait le choix un peu fou de faire fuir les talents et d’attirer les desespérés de la terre. Comprenne qui pourra.

30 novembre 2014

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