Le regretté Thierry Le Luron, en 1985, expliquait qu’à l’usine Citroën d’Aulnay sous-Bois, on faisait les 3 x 8 : 8 heures de grève, 8 heures d’arrêt de travail, 8 heures de prière ! Et la salle se bidonnait de rire. Aujourd’hui, elle trouverait cela un peu discriminatoire. Et, d’ailleurs, Le Luron, qu’on censurait déjà il y a trente ans, serait interdit.

Ce n’est pas un humoriste qui revient sur le sujet, mais Jean-Christophe Lagarde. Le président de l’UDI, député-maire de Drancy, a lâché une information qui fâche, hier sur Info :

Il y a eu des difficultés y compris dans mon département, par exemple à Aulnay-sous-Bois. On ne l’a jamais dit, mais une partie de la fermeture de PSA était liée aussi à l’omniprésence religieuse et au fait qu’il y avait des exigences religieuses au travail, d’arrêt de travail, de baisse de productivité, et dans le choix de PSA de fermer Aulnay, il y a eu aussi cet aspect-là.

Et l’édile d’enfoncer le clou : « Sur certaines lignes RATP, ça existe aussi. » Qu’est-ce qui existe, au fait ? On le devine bien, mais l’homme ne le dit pas. Peut-être les shintoïstes de Seine-Saint-Denis, connus pour leur prosélytisme. En tout cas, on comprend des termes de monsieur Lagarde, laïcard s’il en est, qu’il existe un problème religieux dans son département. Et, à vrai dire, on s’en doutait un peu.

Marianne, qui rapporte ses propos, n’a pas ces pudeurs de pucelle. Le magazine annonce la couleur : « L’usine PSA d’Aulnay était connue pour employer un grand nombre d’ouvriers musulmans pratiquants. Comme d’autres sites de production du groupe, elle abritait même une salle de prière depuis les années 80, comme le relatait Libération il y a sept ans, et les pauses déjeuners (sic) étaient aménagées pendant le ramadan. » Voilà qui est clair.

La porte-parole du groupe PSA a vivement réagi : « Je n’ai aucun commentaire à faire sur ce point. Cette affirmation ne relève que de la responsabilité de celui qui l’a formulée. La fermeture de l’usine d’Aulnay-sous-Bois est à mettre en perspective avec la situation du groupe entre 2010 et 2013. Il a fallu prendre des mesures pour en assurer la pérennité. »

Remarquez que monsieur Lagarde, en bon radical, s’empresse d’ajouter cette phrase qui devrait faire trembler les musulmans :

Donc, il y a besoin de remettre de la République.

Comment parler pour ne rien dire. Comme si on pouvait remettre de la République dans le métro ou les usines… Nos politiciens sont vraiment les rois de la langue de bois. Voilà un homme intelligent qui sait parfaitement ce qui se passe dans son département, qui l’exprime à mots couverts et qui refuse d’aller jusqu’au bout de sa pensée. Or, sa pensée, beaucoup la partagent et peu l’expriment. Elle est simple : l’islam pose un grave problème au sein de la française et nul ne sait comment le régler. C’est clair.

Le malheur de notre pays, c’est d’élire depuis des décennies des gens qui connaissent la vérité et qui, non seulement refusent de l’exposer au grand jour, mais ne proposent rien d’autre que d’accentuer encore le problème.

En mentant aux Français.

Qui ne sont plus dupes.

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3 janvier 2017

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