Editoriaux - International - 4 novembre 2015

Le Portugal a voté pour la liberté malgré la terreur démocratique

Je prête peu attention à l’actualité, tant elle me dégoûte. Je n’y crois pas non plus, tant on nous ment sur tout, mais de là à mentir sur le résultat des élections… Ici, il s’agit du Portugal. On nous a dit que ce petit pays, qui se partagea le monde avec l’Espagne (et de quelle noble manière), avait voté pour les partisans pro-européens et on nous a menti.

Le Portugal a voté pour la liberté malgré la terreur démocratique et le conditionnement médiatique. Mais le système redonne le pouvoir aux mêmes qui ont vendu le pays pour faire plaisir aux “banksters” et aux commissaires. Les Portugais votent, mais ils peuvent aller se faire voir, et cela est valable pour tous les peuples. Votez pour qui vous voudrez, on remettra les mêmes larbins au pouvoir, ceux qui guettent des strapontins chez Goldman Sachs comme le damné ex-président de l’OTAN. Ce sont les marchés et leurs évangélistes qui triomphent, eux qui ont inspiré cette splendide envolée à Philippe de Villiers :

Les évangélistes du marché qui avaient concocté la parabole de « Vive la crise ! » étaient des chrétiens, des démocrates-chrétiens – Delors, Camdessus, Lamy, Lagayette, Peyrelevade. Ils iraient bientôt coloniser les instances internationales – FMI et Banque mondiale. Ils étaient en mission, ils allaient partir évangéliser, au nom de l’économie œcuménique mondialisée, toutes les nations. Ce sont eux qui, dès 1983, en prêchant pour la liberté des marchés et des capitaux, firent sauter les verrous étatiques.

Il y a en effet une dimension religieuse et messianique tordue dans cette excitation panique de nos élites aux ordres de Washington, et qui ont mis le bassin méditerranéen à feu et à sang avant d’organiser notre invasion, notre ruine et de créer les conditions d’une guerre fratricide avec la Russie – devenue la puissance protectrice et pacificatrice au Moyen-Orient… Les partis anti-européens n’ont pas le droit de passer à la télé ni de parvenir au pouvoir. Le résultat du vote est alors invalidé.

De l’Europe et de ses sbires, de Bruxelles ou de Francfort, de Wall Street ou de la NSA, plus rien ne nous étonne : nous sommes en plein Endkampf, en plein combat eschatologique – et face à des forces de marché et de liberté devenues folles, qui sèmeront partout chaos et désolation, et décideront de notre destruction nucléaire, de notre anéantissement démographique, de notre extermination économique.

Il faut s’y faire : leur définition tératologique de la démocratie, des droits de l’homme et du libre marché exclut notre survie ou notre liberté. C’est comme cela, et tant que nous nous laisserons piétiner comme des bourrins, ils auraient tort de se gêner. J’ajouterai même qu’ils sont encore trop bons et qu’ils le savent. Ils sont alors pressés d’en finir avec nous.

Et tant que nos réactions se limiteront à regarder du basket ou à faire la queue aux distributeurs de billets, nous serons mal partis.

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