La terreur, on sait ce que c’est. Chacun a ses références à ce sujet, les lois de Prairial, la nuit de Cristal, les Soviets, les AG de 68 (eh oui !). Enfin, c’est pour dire que ce n’est pas neuf. Même la ménagère de moins de cinquante ans a entendu parler de Daesh entre deux barils de Dash. Elle décortique le intellectuel dans les ouvrages d’ et Jean Sevilla.
 
En corollaire, on sait que le journalisme est un métier en peau de chagrin soumis à la peur, donc qu’il faut se tenir à carreau pour garder ne serait-ce qu’un strapontin dans la grande presse. Tous les moyens y sont bons pour dégraisser les cadres et garantir l’obéissance des restants en faisant grimper leur crainte. Même Julien Lepers n’était pas à l’abri. Pourtant, il n’avait commis aucune faute. Sauf que vieillir est déjà une faute. Et Philippe Verdier ? Il a commis un bouquin qui ne dit pas exactement ce qu’il faut en matière de réchauffement climatique. Il est ambigu, sinistre, d’ailleurs pas climatosceptique, mais il n’ânonne pas comme il faut le catéchisme de la COP21, cela suffisait pour qu’il soit mis à la porte.
 
On croyait donc avoir vu le bout de la terreur journalistique, mais, depuis, le quotidien allemand Die Welt a fait mieux. Après le 13 novembre, l’un de ses rédacteurs, Matthias Matussek a estimé que les attentats terroristes de allaient “donner une nouvelle direction au débat sur les frontières ouvertes et le quart de million de hommes non enregistrés qui circulent librement en Allemagne”.  Il vient d’être licencié par son patron, qui “défend d’autres valeurs, des valeurs de liberté et d’humanisme”.
 
Le conformisme obtus, le caporalisme vindicatif, sont endémiques dans la presse, milieu farci de petits idéologues, cela non plus n’est pas nouveau. Mais jusqu’à présent, cela ne portait aucun effet concret. Quand j’étais au Quotidien de , une pétition lancée par d’officieux camarades avait circulé afin que j’en sois viré pour pensée non conforme et nauséabonde. Je l’avais d’ailleurs signée, avide d’appartenir à un club qui ne m’acceptait pas. Tesson l’avait naturellement jetée au panier. Depuis le temps a galopé et le progrès avec. Désormais les commissaires politiques sont aux commandes. Il faut faire mouiller le plumitif en permanence pour qu’il marche à la baguette. Et ça fonctionne à fond les manettes.

17 décembre 2015

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