J’ai adoré Platini le joueur, mais là, je ne peux plus suivre !

En effet, notre bedonnant président de l’UEFA (Union européenne des associations de football) défend depuis des années une conception du football de plus en plus incompréhensible pour les fans historiques : une véritable fuite en avant.

Sa dernière trouvaille : faire passer la phase finale de la Coupe du monde de 32 à 40 nations ! Ce serait envisageable dès le mondial 2018 en … Pourquoi pas 50 équipes disputant le tournoi, voire 80 ? À ce rythme, on y arrivera bien un jour.

L’argument de n’est a priori pas idiot : « Il faut plus d’équipes africaines et asiatiques. » OK pour un rééquilibrage géopolitique, mais à cet effet, on aurait pu distribuer moins de billets qualificatifs pour les sélections européennes et sud-américaines, lesquelles sont objectivement trop favorisées. Surtout en Amérique du Sud où… une équipe sur deux est qualifiée. Mais Platoche n’a pas voulu affronter la fronde des nantis. Un peu comme Hollande, il a préféré ménager la chèvre et le chou, au risque de faire exploser la poule aux ballons d’or. Démagogie et fric provoquent partout les mêmes résultats.

Première conséquence : l’organisation du tournoi final (en juin, tous les 4 ans) va se révéler impossible ou presque pour les « petites nations ». On ne reverra plus jamais des pays comme l’Uruguay (1930), la Suisse (1954), la Suède (1958) ou le Chili (1962) recevoir la grande fête du sport mondial. À l’époque, 16 nations jouaient la phase finale. Désormais, seules les grosses nations ou les États très riches comme le auront désormais la capacité de gérer un tel événement, un peu comme les Jeux olympiques où le parc hôtelier et les infrastructures doivent correspondre à un cahier des charges devenu dément. L’universalisme du sport en prend un coup.

Après avoir défendu la Coupe du monde attribuée au Qatar, après avoir favorisé la disparition de la Coupe de l’UEFA pour une compétition anonyme (Ligue Europa), après avoir naguère promu l’absurde « but en or » (heureusement depuis supprimé), Platini a fait passer le championnat d’Europe de football à 24 équipes en phase finale ! Outre le fait que l’intérêt des éliminatoires va chuter en flèche (les grandes nations vont se qualifier ad vitam aeternam), on aura maintenant clairement une Coupe du monde bis. Quand Platini survola avec les Bleus l’Euro 1984, 8 équipes étaient qualifiées, ce qui rendait la compétition très ardue. Pour la phase finale de l’Euro 2020, Platini a fait pire : dans ce qui ressemble à un désir de destruction totale de la compétition, le président de l’UEFA a décidé d’abolir la phase finale dans un seul pays au profit d’un tournoi éclaté dans des villes de tout le continent !

Il y a quelques jours, il a même envisagé d’inviter à l’Euro des équipes… non européennes.

Michel, il est temps de suivre les gentils messieurs en blouses blanches. On va avaler son cachet et faire un gros dodo !

29 octobre 2013

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