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Editoriaux - International - Internet - Justice - 2 octobre 2015

Par sa plainte, une famille syrienne relègue un terroriste au rang de criminel

Une famille syrienne porte plainte contre Maxime Hauchard pour le meurtre de leur fils : les enquêteurs ne pourront aller enquêter sur place, car nous avons rompu toute relation avec le régime en place et le chaos règne.

Mais l’assassin a été nommé, les assassins sont connus et s’ils étaient l’objet d’une plainte et d’un mandat Interpol, ils seraient condamnés à rester sur les lieux de leurs crimes. Ainsi la coopération judiciaire pourrait-elle être un moyen de contrer l’attractivité du djihad.

En clair, toute personne qui part en Syrie, même si c’est pour soutenir les belligérants en assurant le repos du guerrier, devrait être non pas signalée mais bien poursuivie par un mandat international : plus un simple signalement mais une traque, complément efficace à toute action de « légitime défense », et consistant à éliminer ces radicaux criminels pour leur rappeler qu’un crime, même commis aux antipodes de notre pays, ne reste pas impuni.

Cette plainte est utile car elle doit nous faire prendre conscience que faire la différence entre terrorisme et crime est une erreur. Le qualifier de terroriste, c’est reconnaître au criminel une forme de légitimité, c’est lui permettre d’avoir un drapeau et des revendications. Une bande de criminels enfreint des lois, mais ne peut revendiquer quoi que ce soit.

Une famille a porté plainte contre un criminel, l’État doit l’entendre. Maxime Hauchard est un criminel, ses motivations ne peuvent lui permettre de trouver une quelconque justification et n’aurait-il pas tué lui-même, il s’est rendu complice d’une barbarie. L’empêcher de rentrer en France en lançant contre lui un mandat d’arrêt, « par légitime défense » selon les propos de François Hollande, impliquera, à terme, sa mort sur place. Une condamnation ? Non simplement la conjugaison de la défense de l’État et du seul moyen de rendre justice à cette famille : cet homme ne peut ni ne doit revenir.

Les frappes françaises contre Daech n’amèneront qu’une escalade d’attentats en représailles car la frappe aérienne est un procédé nommé lâcheté par leur propagande. Appelons un criminel par son nom et la propagande séduira certainement beaucoup moins sur Internet.

Maxime Hauchard n’est pas un terroriste mais un criminel. Il ne s’est pas converti, il s’est perdu. Que l’imam prêche ainsi et l’amalgame sera impossible…

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