Editoriaux - Justice - Politique - Table - 2 juin 2015

Plainte en diffamation contre Florian Philippot par… le Qatar !

Florian Philippot, on aime ou on n’aime pas. Mais avaliser la toute-puissance d’un État obscurantiste en l’autorisant à poursuivre en justice un élu français du Parlement européen, c’est un crime contre la nation, ni plus ni moins, et occasionnellement une aubaine pour tous ceux qui ont fait vœu d’étouffer le Front national.

C’est aussi une nouvelle preuve d’infamie à charge contre ces gouvernants serviles qui piaillent à tout va, d’ordinaire, contre l’atteinte à la dignité humaine. La dignité de ce député européen est pourtant en jeu dans cette sordide affaire, autant que notre souveraineté.

Le Qatar est effectivement un État-voyou, au même titre que la Corée du Nord ou l’Arabie saoudite, laquelle considère que mille coups de fouet sont une punition acceptable pour le dos de Raif Badawi et son « insolence politique » !

Philippot, en fustigeant cet État totalitaire et incontrôlable, a eu ce courage que les autres n’ont pas, préférant accueillir une manne financière qui, tôt ou tard, leur explosera au visage. Car on ne combat pas le diable en lui offrant du bois pour chauffer sa marmite !

« Le Qatar qui m’attaque en diffamation, c’est demain l’ensemble des dictatures qui pourront attaquer les politiques, les ONG, les défenseurs des droits de l’homme », a légitimement déclaré l’intéressé face à cette mascarade.

Cet émirat aimerait-il à ce point Molière pour s’écrier : « Couvrez ce financement du terrorisme que je ne saurais voir ! » et interdire qu’il en soit fait mention dans un pays où, à preuve du contraire, il n’a pas encore son mot à dire ?

De « vertueux » avocats made in France se sont déjà précipités aux pieds de ce suzerain moyen-oriental, qui charrie argent et charia sans distinction : maîtres Jean-Pierre Mignard et Francis Szpiner, le premier très proche de François Hollande et le second très inconscient, voire stupide. Car c’est ce même Szpiner qui représenta, jadis, la partie civile contre un certain Youssouf Fofana, bourreau d’Ilan Halimi et se revendiquant comme un combattant de l’islam. Le Qatar attire les convoitises comme la lumière les moustiques, à ce qu’il paraît !

À telle enseigne que les garants – en théorie, et rien qu’en théorie ! – de la Constitution se couchent comme de vils infidèles. Je n’ai pas souvenance que les injures régulièrement adressées à la Russie aient ému qui que ce soit dans l’Hexagone au point d’autoriser un procès pour diffamation.

Cette agression contre un homme politique français est une énième preuve de l’inféodation forcée à l’islam que nos prétendus élus voudraient nous voir embrasser sans rechigner. Ce qui explique, peut-être, le refus de prêter main-forte à Damas pour éradiquer ce serpent que le Qatar nourrit bel et bien ?

Préférer le Coran à la République est un aveu. Et quand on passe aux aveux, c’est qu’on se sent coupable. Dont acte !

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