Le 28 juin dernier, , président de Debout la , était l’invité du débat du “Club de la presse” sur 1. À cette occasion, le député gaulliste a défendu l’idée d’une Europe des coopérations, à la carte, déclarant notamment : “Personne n’a envie de détester l’Europe, tout veut aimer la coopération.”

Réconciliation et paix sont les deux faces de la médaille européenne. Si l’on aspire à garder ce capital, il va vite devenir nécessaire d’en finir définitivement avec cette folie uniformisatrice et savoir recentrer l’Europe sur ce qui est réellement primordial. Non pas à 27 – ce n’est, évidemment, pas possible -, mais à sept ou huit, par des coopérations inter-étatiques de la même façon que nous avons pu le faire avec Airbus ou Ariane en d’autres temps.

On relèverait, par exemple, à sept ou huit pays le défi que représente la afin de garantir à l’Europe une indépendance stratégique vis-à-vis des États-Unis (à l’extérieur de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord) et accentuer l’indispensable coopération antiterroriste en Europe.

Mais il serait totalement illusoire de croire que ces coopérations à la carte pourraient voir le jour sans que nous ne réformions profondément l’Europe. En construisant une Europe non pas fédérale mais, au contraire, confédérale. Davantage, en somme, sur le modèle que le modèle américain. Il faut, évidemment, pour cela un nouveau traité européen. Il faudrait également, bien entendu, que celui-ci fasse l’objet d’un vote par dans tous les pays, parce que l’on ne construira l’Europe qu’avec l’assentiment des peuples et non contre eux. La confédération s’additionnerait aux nations, elle ne les remplacerait pas.

Ce traité devrait définir avec précision quelles compétences seraient déléguées à l’Europe et rendrait les autres aux nations. De même, il n’est plus acceptable que la Commission possède un pouvoir d’initiative législative. Nulle part ailleurs nous ne voyons un organe non élu dicter une législation à ses membres. La Commission a vocation à n’être qu’une simple structure administrative avec pour seule mission de réfléchir aux intérêts communs des Européens. Chaque pays membre détacherait, afin d’y siéger, un fonctionnaire de façon provisoire.

L’Europe à la carte présenterait comme autre avantage de permettre enfin de sortir de l’opposition qui existe entre votes à l’unanimité (qui bien entendu, compte tenu du grand nombre de nations composant l’, peuvent assez facilement être source d’immobilisme) et votes à la majorité (qui peuvent conduire un État à être dans l’obligation de mettre en œuvre une qui n’est pas conforme à ses intérêts). Ainsi, ceux qui amorcent une politique pourraient créer une agence administrative thématique, avec des financements propres.

Le potentiel d’adaptation serait ainsi accru et, de fait, la productivité continentale en tirerait bénéfice.

9 juillet 2016

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