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Culture - Editoriaux - Justice - Politique - Table - 8 octobre 2016

Plaidoyer pour Poisson

Éric Zemmour faisait remarquer que les Français peuvent changer de dirigeants mais pas de politique. Comme sous la République romaine, le seul pouvoir concédé au petit peuple est celui de choisir entre une poignée d’oligarques présélectionnés par l’establishment. Les primaires, comme les élections des mois de mai et juin, sont ainsi conçues pour être des jeux de masque. L’occasion existe, pourtant, de transformer cette mascarade en véritable consultation démocratique et, pour la primaire de la droite, cette occasion s’appelle Poisson.

L’électorat « républicain » est invité à trancher entre trois candidats qui auraient tout aussi bien pu concourir à la primaire socialiste – Alain Juppé, Bruno Le Maire et Nathalie Kosciusko-Morizet – et deux candidats qui font une campagne de droite mais dont on connaît la duplicité – Nicolas Sarkozy et Jean-François Copé. Reste un candidat sans doute plus sincère que le couple de l’affaire Bygmalion et moins à gauche que la triplette bobo-mondialiste : François Fillon. Reste surtout , l’unique candidat à la fois vraiment sincère et vraiment de droite, le seul qui mérite le déplacement et les deux euros de cotisation !

L’héritier de Christine Boutin est, en effet, le seul à s’engager résolument en faveur de la vie et de la famille, à s’engager à abroger la loi Taubira, à vouloir supprimer ce ministère de la Culture devenu un véritable ministère de la propagande nihilo-gauchiste, à réellement désirer libérer l’école de son carcan pédagogico-démagogique ; bref, le seul qui souhaite « libérer la France de Mai 68 ». Côté identité et souveraineté, il compte affirmer la légitimité de la culture française et des racines chrétiennes contre le multiculturalisme, supprimer le regroupement familial et instaurer le droit du sang, abolir le Conseil français du culte musulman, financer la création de 30.000 places de prison, porter les effectifs de l’armée à 300.000 hommes et sortir du commandement intégré de l’OTAN. Ajoutons que Jean-Frédéric Poisson ne cache pas son amitié pour Marion Le Pen, ce qui nous change des postures anti-frontistes de Christine Boutin ou de La Croix.

Bien sûr, il y a l’argument selon lequel, Jean-Frédéric Poisson étant un petit candidat, il vaut mieux voter utile. En réalité, selon Philippe de Villiers, Jean-Frédéric Poisson est bas dans les sondages parce qu’il n’a pas les moyens de s’en payer de plus favorables. Mais il est le seul candidat à bénéficier d’un gigantesque vivier naturel de voix : si les 1,5 million de Français qui ont participé à l’une ou l’autre des Manifs pour tous sont cohérents, il devrait récolter 1,5 million de voix à la primaire sur les 3 ou 4 millions d’électeurs attendus ! Comme les électeurs frontistes ont également tout intérêt à le soutenir, il est clair que si les Français de droite refusaient enfin les conditionnements médiatiques, Jean-Frédéric Poisson aurait toutes les chances de l’emporter.

Par ailleurs, trancher entre les six autres candidats aura autant de portée politique que de voter pour le concours de Miss France. Quel qu’il soit, nous aurons des transferts de souveraineté vers Bruxelles et Wall Street, l’immigration non choisie, la soumission à l’islam au nom des droits de l’homme, la désagrégation de l’école, de la justice et de l’armée.

Le seul qui propose réellement une autre voie est Jean-Frédéric Poisson : c’est donc le seul vote utile. Alors, le 20 novembre et – si Dieu le veut – le 27, renversons la table des marchands du Temple politique en votant Jean-Frédéric Poisson !

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