Photo de l’enfant syrien échoué sur une plage : où est vraiment le scandale ?

En entendant en boucle l’annonce de cette photo à la radio ce matin, la colère m’a envahie. Certes la mort d’un enfant, d’un jeune innocent est inacceptable, mais n’y a-t-il pas un autre scandale derrière cette image révoltante ?

Pourquoi cet enfant est-il mort noyé, de qui est-il la victime en premier lieu ? Qui a mis son pays à feu et à sang, qui l’a obligé à s’enfuir et combien d’enfants sont morts avant lui pour les mêmes raisons sous les bombes, de froid, de faim ou de mauvais traitements ? Depuis combien d’années dure cette tragédie sans que personne du monde politico-médiatique ne bouge ?  Et ce n’est pas faute d’avoir été alerté par les associations caritatives et des responsables religieux.

Qui sont les vrais coupables, sinon nos hommes politiques de tous bords confondus ? Après l’Irak, Nicolas Sarkozy a décidé de libérer la Libye du joug de Khadafi, soutenu par notre chantre des libertés et de la démocratie, BHL. Aujourd’hui la Libye est un champs de ruines et des bateaux entiers accostent en Grèce et en Italie avec, étonnamment, presqu’uniquement des hommes à bord. Où sont passés les femmes et les enfants ? BHL s’est-il proposé, maintenant qu’il pose en chemise blanche impeccable auprès des soldats luttant contre Daech, de les accueillir dans son bel appartement du boulevard Saint-Germain ?

Il y a encore quelques semaines, Laurent Fabius soutenait les “libérateurs de la Syrie” contre Bachar El Assad. Sous couvert de grandes idées démocratiques et en se posant en donneurs de leçons de morale, nos dirigeants occidentaux ont transformé le Moyen-Orient en champ de ruines pour servir leurs intérêts économiques, financiers et diplomatiques. Les politiques français ont été pour cela champions, avec le Qatar qui soutient les groupements djihadistes dans leurs actions destructives et mortifères.

Au Liban et en Jordanie, l’afflux de réfugiés est tel que les pays sont au bord de l’explosion. Une amie libanaise me disait que lorsque les cloches ont sonné à Beyrouth le 15 août, cela ressemblait étrangement au tocsin.

Et maintenant, avec le renfort des médias qui tentent d’émouvoir les Français, les dirigeants européens, et les nôtres ne sont pas en reste, nous offrent le grand remplacement sur un plateau. Derrière l’apparente émotion – quoique légitime dans sa réalité – que manifestent les médias devant la mort de cet enfant se cache une manipulation perverse. Les médias l’ont tué une deuxième fois en l’exposant de la sorte pour servir leurs intérêts.

Pourquoi aurions-nous à assumer leurs magouilles, leur incompétence et surtout leur lâcheté ? Qu’avaient-ils à nous mettre dans une telle galère et causer la mort de milliers d’innocents contre la volonté du peuple ? Les Français, et les plus fragiles d’entre eux, subissent déjà les effets d’une politique économique déplorable et ne sont plus dupes de ces tours de passe-passe. Le grand remplacement risque d’être précédé par un autre : celui de notre classe politique. Au fait, quand sont les prochaines élections ?

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