Discours - Editoriaux - Politique - Société - 12 novembre 2015

Philippe de Villiers face à la trahison du génocide vendéen

Il faut lire et relire ce livre : c’est le testament de la France écrit par un authentique témoin. Le livre de Villiers, c’est la France de Clovis, de Jeanne ou du grognard qui crie son angoisse dans le vide. Villiers aura connu un destin d’écorché vif au sein de la classe politique. Le Pen fut haï ; Villiers fut ridiculisé.

Mais j’en reviens à cette question catholique, car la lâcheté ou la naïveté sur ce présent pape (que le critique Ross Douthat du New York Times a récemment remis à sa place, tout comme Pat Buchanan) sont, en France, totales.

Et voici ce que Philippe de Villiers écrit sur la trahison de la hiérarchie à propos de la question vendéenne, toujours tournée en dérision par la valetaille médiatique :

« Le 19 septembre 1996, lorsque le pape Jean-Paul II vient à Saint-Laurent-sur-Sèvre pour commémorer le millénaire de la France, l’esplanade est déserte. Le pape prononce un beau discours “aux jeunes et à la population” devant une assistance d’une centaine de fidèles, chargés du service d’ordre. En effet, le nouvel évêque de Luçon, monseigneur Garnier, par crainte de débordements d’enthousiasme, a jugé nécessaire d’interdire la présence des chrétiens de Vendée. »

Avec un évêque comme celui-là, pas besoin d’islamiste ! Vous êtes catholique ? Vite, cent repentances et un appel du pied pour faire rentrer un bon million de « réfugiés »…

Je poursuis sur la question vendéenne, qui en vaut la peine.

« Dix ans plus tard, le dimanche 2 avril 2006, le nouvel évêque, monseigneur Santier, délivre une homélie retentissante pour clôturer le synode de Vendée, à La Roche-sur-Yon. Il fait “repentance pour l’emprise de l’Église catholique en Vendée”. Il confesse : “Dans le passé, en Vendée, l’Église était très présente, elle occupait l’espace social et laissait peu de place à des manières de penser et de vivre la vie humaine et la foi d’une manière différente. Au nom de l’Église, comme évêque, je vous demande pardon…” Tout cela m’a aidé à comprendre le pape Benoît XVI. »

Autrement dit, nos Vendéens, trop cathos et provocateurs, suscitèrent une réaction méritée des gentils révolutionnaires…

Quant au pape Benoît XVI, rappelons qu’il fut victime lui aussi du Grand Remplacement !

L’irresponsabilité de notre clergé accompagne sa lâcheté éminente. Le Christ a dit qu’il faut tendre la joue, aimer l’ennemi, donc on adorera l’islamiste, le révolutionnaire ou le bolchevique – en diabolisant le vieux chrétien… Et quand la chrétienté bâtissait cathédrales et abbayes, il me semble qu’elle se croisait et ne se montrait (horresco referens) pas très islamophile… À quand une autre repentance ?

Et Villiers conclut – en me rendant mon affection pour la vieille noblesse :

« La déchristianisation de la France laisse une société de zombies désorientés qui tournent dans le vide. C’est le de la transcendance, la chute vertigineuse des valeurs fondamentales, la grande dépression. »

Il leur reste le supermarché où ils promèneront leur réfugié du mois.

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