Editoriaux - Justice - 14 juin 2015

Le père de Mohamed Merah aurait-il fait chanter la DGSE ?

Sihem Souid, cette ancienne policière qui s’est fait remarquer en publiant Omerta dans la police, un livre dénonçant des manquements graves à l’éthique et à la déontologie de la Police nationale (et vient de se signaler d’une manière abjecte en accusant Philippe Bilger d’être le fils d’un « collabo » condamné), prétend, via le magazine Le Point auquel elle collabore, que les services de sécurité intérieure de la DGSE auraient payé pour obtenir le silence du père de Mohamed Merah concernant l’assassinat de sept personnes, dont deux soldats français et trois enfants juifs lors de l’attaque meurtrière d’une école juive à Toulouse, en mars 2012.

Mohamed Benalel-Merah aurait détenu deux vidéos, d’une durée de 20 minutes chacune, dans lesquelles son fils expliquerait sa collaboration avec les services de renseignement français. En l’échange, de ces vidéos, Mohamed Benalel-Merah aurait perçu de la DGSE une somme de 30.000 euros grâce à laquelle il aurait fait l’acquisition d’un terrain en Algérie.

Ce même magazine indique que Mohamed Benalel-Merah, qui se trouvait en Algérie à l’époque de la tuerie, aurait menacé les autorités françaises de dévoiler les preuves à l’aide des vidéos postées sur le Net par son fils.

Ces accusations émanant d’une proche collaboratrice de la Garde des sceaux, Christiane Taubira, au ministère de la Justice, où elle est chargée de mission au service de l’accès au droit et de l’aide aux victimes, sont d’une portée extrêmement grave puisqu’elles mettent en accusation la DGSE et les services de renseignement français.

Il s’avère que le père de Mohamed Merah se trouvait en France, à Toulouse, début juin 2015.
Pourquoi est-il venu en France et comment a-t-il pu entrer avec une carte de résidence périmée ? Mystère.
Mais il était sur notre sol et pour les avocats de M. Albert Chennouf-Meyer, père de l’un des deux soldats assassinés par Merah, il paraissait impératif qu’il soit entendu au sujet de ces deux vidéos enregistrées par son fils et qui auraient été monnayées en échange de son silence.

Alors que l’on attend de longs mois les expulsions d’illégaux, Mohamed Benalel-Merah a été mis dans le premier avion en partance pour Oran (Algérie), dès le 5 juin, avant même qu’il puisse être interrogé.

Albert Chennouf-Meyer estime que le père de Merah aurait dû être entendu par la justice et par ses avocats, ne serait-ce que pour apporter des éclaircissements sur les suppositions obscures qui entourent le parcours et l’exécution de Mohamed Merah.

Il a déposé plainte pour destruction de preuves et le parquet de Paris a décidé de l’entendre sur l’ensemble des faits.

Saurons-nous un jour la vérité ? Personnellement je ne le pense pas…et vous ?

(Source El Watan)

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