Le père d’Aylan aurait été le passeur du bateau…

Il y a quelques jours, le site FdeSouche relayait un entretien accordé à la télévision australienne par Zainab Abbas, une Irakienne qui affirme avoir tenté la traversée sur le même bateau que le petit Aylan Kurdi.
Dans cet entretien, la jeune femme parle du père de cet enfant internationalement connu en ces termes : « c’était un passeur, oui, et c’était lui qui conduisait le bateau » depuis le début. La jeune femme insiste, il n’y avait pas de passeur turc. Elle précise même qu’Abdallah Kurdi, le père de l’enfant, lui aurait demandé de « ne pas le balancer » une fois qu’ils étaient tombés à l’eau.

Déchaînement pour les starlettes de l’indignation, la « fachosphère » ne peut avoir que tort.
Sauf que depuis vendredi, de grands médias étrangers se font l’écho de l’information, et le Nouvel Obs s’y est même risqué. Le journal relaie l’entretien, avec une précaution qu’on aurait aimé constater sur le reste.
Le papier parle de déclarations « à prendre avec prudence », et précise que « dans les faits, la plupart du temps, aucune personne liée aux passeurs n’est présente à bord durant la traversée ».
Inutile de revenir sur la mort de cet enfant qui mérite seulement de reposer enfin en paix.
Inutile également d’accabler un père qui souffre sans doute déjà suffisamment des terribles conséquences de son irresponsabilité. Mais cet entretien publié par la télévision australienne en dit long, en revanche, sur la manipulation médiatique qui a suivi le drame et qu’il est légitime de dénoncer.

Personne ne savait ce qui s’était passé, et personne ne pouvait le savoir.
Mais les « élites » ont projeté sur cette histoire sordide le récit qui devait faire plier l’Europe, le drame qui devait faire couler les larmes d’européens une fois de plus coupables d’un crime qu’ils n’ont pas commis.
Des informations viennent contredire le récit officiel ? La manipulation continue avec cette « prudence » qu’invoque le Nouvel Obs et le silence des autres médias.

Il faudrait donc que les Français avalent tout ce que leur disent les journalistes parisiens et remettent en cause le récit d’un témoin direct de la scène ?
La dernière journée de ce bout de chou est difficile à retracer. Ce qui est sûr, c’est que cette famille ne fuyait pas l’Etat islamique sur le premier bateau venu. La décision de partir a été prise en conscience par un père de famille, installé dans un pays (Turquie) en paix depuis 3 ans. L’Européen n’y est absolument pour rien.

Il faut être insensible pour refuser de se laisser toucher par ces drames. Il faut l’être tout autant pour refuser de comprendre que les Européens s’inquiètent aussi pour leurs propres enfants. Ils connaissent déjà les conséquences de l’immigration en France, et savent aussi que des milliers de jeunes immigrés ont déjà rejoint les rangs de l’État islamique. Inutile d’en rajouter.

Il ne s’agit pas de minimiser la souffrance de ces peuples victimes d’une politique occidentale dévastatrice doublée d’un islamisme destructeur. Cet homme voulait offrir un avenir meilleur à ses enfants ? C’est exactement la même raison qui pousse de nombreux européens à refuser les nouveaux flux migratoires. Si les situations ne sont aujourd’hui pas comparables, elles pourraient le devenir, les Syriens ou Irakiens sont les premiers à le dire.
Parmi ces migrants, beaucoup fuient la guerre, d’autres viennent inévitablement la mener.

Il est irresponsable d’entraîner son peuple vers une guerre certaine, même pour protéger des étrangers qui en fuient une autre. Personne ne s’improvise sauveur du monde, et personne n’en a d’ailleurs le devoir. Nul n’a jamais prôné le suicide par charité.

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