Passeurs de clandestins : la mafia est au pouvoir

Le philosophe René Guénon, se référant aux anciennes civilisations qui en avaient éprouvé le processus, savait que Le règne de la quantité et les signes des temps – celui de l’argent – allait caractériser le déclin de l’Occident. Exit les valeurs spirituelles et culturelles, Daech, avec l’accord tacite de nos dirigeants, n’avait plus qu’à terminer le travail en décapitant les hommes et les statues (comme l’avaient fait les révolutionnaires de 1789 en France) et réduire l’Europe à un vaste champ de ruines. “Du passé, faisons table rase” : c’est la devise des barbares de tous temps et de tous pays.

Dans les premiers épisodes de l’invasion migratoire, essentiellement musulmane, qui est en train de nous submerger, certaines personnes de bon sens commentaient avec incrédulité et stupéfaction l’inertie de nos gouvernants : “Ils sont devenus fous, leur naïveté est incommensurable, c’est de l’aveuglement.”

Rien de tout ça ; les « théoriciens du complot », comme les appellent ceux qui sont accusés d’en fomenter un à l’échelle mondiale (quand on veut abattre son chien…), relisent Aldous Huxley qui, dans la préface du Meilleur des mondes, sonnait l’alarme : “Un État totalitaire vraiment “efficient” serait celui dans lequel le tout-puissant comité exécutif des chefs politiques et leur armée de directeurs auraient la haute main sur une population d’esclaves qu’il serait inutile de contraindre, parce qu’ils auraient l’amour de leur servitude. La leur faire aimer – telle est la tâche assignée dans les États totalitaires d’aujourd’hui, aux ministères de la propagande, aux rédacteurs en chef de journaux et aux maîtres d’école.”

Les pragmatiques ont recours à l’admirable Camp des saints de Jean Raspail, qui avait prédit, en 1973, que les clandestins débarqueraient par bateaux par centaines de milliers sur le sol français.

Emil Cioran donnait sa version pessimiste, mais lucide, du monde qu’il exécrait déjà en 1960 : “Quelle malédiction a frappé l’Occident pour qu’au terme de son essor, il ne produise que ces hommes d’affaires, ces épiciers, ces combinards, aux regards nuls et aux sourires atrophiés que l’on rencontre partout, en Italie comme en France, en Angleterre de même qu’en Allemagne ? Est-ce à cette vermine que devait aboutir une civilisation aussi délicate, aussi complexe ?”

Quant à moi, je pense que nos gouvernants européens ont cumulé et cumulent toutes ces tares qu’ont si bien décrites nos écrivains. Mais j’ajouterai que ces manipulateurs, qui tueraient père et mère pour un peu plus de pouvoir et d’argent, sont eux-mêmes manipulés par plus forts et plus abjects qu’eux : les parrains d’une mafia mondiale et mondialiste qui a rajouté le trafic d’êtres humains à sa panoplie, grands banquiers qui les blanchissent, marchands d’armes qui les fournissent, etc… leur ont inculqué les rudiments d’une morale de voyous : brutalité, cynisme, cruauté ; nos politiques ont si finement compris la leçon qu’ils en rajoutent contre leurs propres concitoyens.

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