Le grand démembrement de la communauté nationale est en marche sous la férule de Jean-Marc Ayrault, commis aux grandes réformes avant de se faire renvoyer de Matignon pour retrouver sa bonne ville de Nantes et s’occuper de son aéroport.
En attendant que le rapport sur l’immigration mollement réfuté par le président sur un tarmac entre trois micros soit ressorti sous la pression d’ayatollahs de la diversité universelle, il s’attaque donc à la promotion des langues régionales.

La France n’avait pas ratifié la Charte européenne des langues régionales de 1992, soucieuse sans doute de préserver le ciment essentiel de la cohésion nationale. Mais, après les revendications des bonnets rouges qualifiées de bretonnes, il était opportun de faire un autre cadeau à nos frères celtiques. Ce qui entraîne de facto la reconnaissance de dix principales langues provinciales françaises dont le Corse, le Basque et l’Alsacien sont les plus « exotiques ». Quand on étudie la carte linguistique ancienne de notre pays, on débusque en réalité 26 dialectes et patois dont beaucoup abrités sous les langues d’Oil et d’Oc.

Il faudrait donc prendre garde de ne pas offusquer quelques flamingants ou arpitanophones, si Corses, Catalans et autres Picards se voyaient portés au pinacle culturel collector ! Mais si l’on affiche une traduction simultanée pour les béotiens de la régionalité, à l’instar de ce qui est déjà fait pour ces panneaux routiers si burlesques, le problème se compliquera dès-lors que les administrés réclameront les documents administratifs dûment traduits pour une compréhension citoyenne exhaustive. Par exemple, leur avis d’imposition !

Le défi ne s’arrête pas là. Il faudra étendre ce qui est entrepris déjà dans certaines écoles et former des instituteurs et professeurs rompus à l’enseignement des mathématiques, histoire et grammaire dans la langue locale. Ce qui limitera les mutations inter-régionales tout en multipliant le personnel qualifié, formé en université par des néo-locuteurs dont on entend certains pérorer (sans l’accent ad’Oc) sur les radios de France-Bleu… un vrai folklore écolo-bobo !

L’exception culturelle balayée par un adepte du Tourangeau ? Pire encore si, comme le préconise ce rapport sur l’intégration, les langues des immigrés devaient un jour être introduites dans les cycles scolaires ! C’est donc dans les africaines (et asiatiques ?) que nos professeurs des écoles devraient alors compléter leur cycle pédagogique et y apprendre les langues et les histoires locales.

Autant recruter ceux-ci dans les pays concernés, par discrimination ultra positive et détacher nos propres fonctionnaires de l’Éducation nationale devenus excédentaires dans les ONG où ils pourraient apporter aux peuples opprimés et sous-développés tous les bienfaits et bénéfices de notre système éducatif tricolore…

17 décembre 2013

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