L’été, Meurice devient Hilton. Quel dommage que la fine France copie la grosse Amérique. C’est plus frappant cette année que les précédentes. Entendons-nous, la vue des gambettes dégagées est un don du ciel. Mais il y a légèreté et il y a vulgarité.

En ce mois de juillet 2015, un certain nombre de Parisiennes semblent avoir préféré la seconde, et la mode féminine estivale consiste à porter le moins de tissu possible. Ruse de l’industrie du textile et des professionnels de la mode pour baisser les coûts de production ? Peut-être, c’est la crise après tout.

Toujours est-il qu’en haut, les filles arborent des débardeurs transparents avec deux trous béants sous les bras. Pour un peu qu’on ait loupé les détails de leur soutien-gorge de face, un simple coup d’œil de profil permettra de ne rien rater du spectacle. Auparavant sanctuaire d’une intimité exquise, la lingerie devient un accessoire de mode à destination du public, comme un sac à main tendance, en somme.

En bas, elles portent des ultra-mini-shorts qui coupent chaque fesse en deux. On les devine aisément dans leur totalité, mais sans doute ces dames ont-elles le sentiment d’être encore vêtues ; allons, c’est un short, pas un string en jean. Ça, c’est pour l’été prochain. En attendant, la collectivité se rince l’œil et les ego imbéciles sont flattés.

Il ne s’agit pas de faire une leçon de puritanisme, mais de rappeler que l’homme n’est pas en bois et que si la grâce existe, si l’on a longtemps cherché à l’honorer, c’est pour le bien des garçons et des filles. C’est pour les préserver de l’animalité.

Force est de constater que cet été, Paris est une sorte de lap dance géant en suspens. Qu’un disc-jockey envoie du son, du “beat” (sans mauvais jeu de mots), et des centaines de milliers de “girls” se déhancheront instantanément en culotte. Femina festivus, auraient dit d’autres…

Pour les garçons bien élevés, ce seront quelques « yeutages » désordonnés que M’sieur l’curé absoudra en confession. Pour d’autres, moins avertis, ce sera l’aggravation d’un abrutissement généralisé par des appels incessants à leurs pulsions. Mais là n’est pas le vrai danger. Nombre de nos concitoyens de descendance orientale ou maghrébine verront dans l’impudeur des Françaises un coup de pelle de plus dans le trou de nos abandons, et s’y engouffreront avec un puritanisme néfaste, fait de burqas et de principes liberticides.

L’on préfère le tanga à la burqa ? Bien d’accord, dissimulons celui-là avec un peu plus de coton qu’à l’accoutumée, et celle-ci ne fera pas le poids. S’imposer, c’est d’abord s’habiller correctement. Une jolie robe fait taire les mauvaises ardeurs, celles des pervers et des puritains.

L’hiver vient, et pour l’instant nos filles paradent à poil quand d’autres aiguisent leur poignard sous un tchador. Puissions-nous chanter bientôt : “Allons, filles de la patrie, le jour de foire est terminé. Contre nous de la tyrannie, votre fard élégant s’est levé.”

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