Quoi de plus naturel, pour le pape, de prôner les valeurs universelles d'humanisme, de compassion et de « ponts » à créer envers les autres peuples, les malheureux, les laissés-pour-compte ? Quoi de plus naturel, pour le pape qui se rendra prochainement en Allemagne, à l'occasion du prix Charlemagne, d'y tenir un « grand discours de l'affection » ? Mais est-ce aimable, pour ce pape, de comparer l'Europe à une « grand-mère non plus fertile et vivante », et de dévoyer le récit biblique racontant l'histoire de Sarah ?

C'est dans un entretien accordé au Corriere della Sera que le pape, évoquant le rire de Sarah, 90 ans, à l'annonce de sa grossesse par un ange, le met en parallèle avec le « sourire aux immigrés », que les femmes européennes devraient arborer… Dans la Genèse 18,10-15, si Sarah, en effet, rit, ne serait-ce pas parce que, de prime abord, la prophétie de l'ange lui paraît absurde ? Et si, quand le Seigneur le lui reproche, elle le nie, expliquant avoir été épouvantée par la nouvelle, faut-il ne pas la croire ? Le en aurait une interprétation toute personnelle ? Angela Merkel l'a d'ailleurs appelé pour lui demander s'il pensait vraiment « que l'Europe était une femme stérile incapable de faire des enfants ». On comprend le courroux de la chancelière… Qui n'est pas la seule à avoir été heurtée par semblable jugement.

C'est aussi le cas du plus célèbre converti d'Italie, en 2008, par Benoît XVI, le journaliste et homme d'origine égyptienne Magdi Cristiano Allam qui, en 2013, annonçait son départ de l'Église catholique. En cause ? « Son relativisme religieux et en particulier sa légitimation de l' comme vraie religion, d'Allah comme vrai Dieu, de Mahomet comme vrai prophète, du Coran comme texte sacré, des mosquées comme lieux de culte. » Rien que cela…

Le pape François, commente-t-il suite aux récents propos du Corriere, « juge positivement la perspective d'une Europe caractérisée par le métissage anthropologique et culturel […], quant à nous, nous n'acceptons en aucune façon l' des populations européennes ».

Complaisante avec l'islam, mondialiste, immigrationniste, protectrice des clandestins, tel est le constat sans appel du journaliste ex-musulman sur l'Église catholique. Et une Église qui jette en pâture les femmes européennes aux violeurs se glissant parmi les migrants. Un mauvais moment à passer, nous dit, en quelque sorte, le pape François…

Cela n'était pas déjà assez douloureux de subir la trahison de gouvernants européens à l'égard de leurs propres peuples qu'ils s'évertuent, par l'invasion extra-européenne, à faire disparaître ? Faut-il dorénavant admettre celle de l'Église à l'égard de ses fidèles ? En clair, allons-nous devenir des persécutés dans nos propres pays ?

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16 février 2016

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