Le 2 mars dernier, Wolfgang Streeck, sociologue de l’ et professeur à l’université de , a signé dans une tribune intitulée “Pour que l’Europe soit sauvée, il faut lever le tabou sur les nations”. 

Dans cette tribune, l’universitaire allemand nous explique que, contrairement à ce que pensent les partisans de l’Europe supranationale, le départ probable de la Grande-Bretagne de l’Union européenne ne mettra pas un terme à la “crise de l’Europe”. Et, d’ailleurs, qui peut croire un seul instant que le problème de l’Europe est la Grande-Bretagne ? Le problème de l’Europe, c’est l’Europe elle-même, le problème, c’est le dogmatisme des institutions communautaires qui ne sont absolument pas en adéquation avec les spécificités nationales.
 
Wolfgang Streeck fait même part, dans cette tribune, d’un constat fort lucide, à savoir que, contrairement à ce que voudraient nous faire croire les partisans de l’Europe supranationale, l’Union européenne devient chaque jour moins populaire. L’Allemagne, du reste, n’est pas pour rien dans ce désamour, elle qui a impunément instrumentalisé le fédéralisme pour servir ses intérêts propres. La crise des en est d’ailleurs un parfait exemple.

Et Wolfgang Streeck le reconnaît, d’ailleurs : il explique que, selon lui, forcer les Européens à admettre des migrants par quota automatique est un moyen, pour l’Allemagne, “d’ériger leur problème démographique autogénéré en problème européen, et ainsi légitimer sur le plan intérieur la restructuration de leur propre population par une immigration illimitée”

Il en termine en disant : “Les peuples européens vivant en attendent de leur gouvernement qu’il protège leur attachement à l’autodétermination nationale, y compris contre Bruxelles et, dans tous les cas, contre Berlin. C’est pourquoi une extérieure intra-européenne qui s’exerce dans le respect de la souveraineté nationale ne saurait être tout bonnement remplacée par une politique intérieure paneuropéenne centralisée.”

Il explique que, selon lui, l’avenir pour l’Europe, c’est “l’Europe des nations”. Celle que le fondateur de la Ve République appelait de ses vœux. 

Il convient de reconstruire la prospérité en Europe, et le seul et unique moyen d’y parvenir, c’est effectivement par le biais d’une Europe des nations et des coopérations.

12 mars 2016

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