Pas un seul jour. Pas un seul jour ne passe sans qu’un média (écrit, radio ou télé) ne nous parle de la primaire du centre droit. Par exemple, aujourd’hui, c’est le tour de Nicolas de faire la une des journaux. Ça faisait longtemps.

En effet, l’ancien Président, non content d’avoir été mis à la porte par – celui dont, sous son règne au PS, « même les toilettes étaient bouchées » -, a décidé de repartir à la conquête de l’Élysée par devoir pour la . Après une élection à la tête du parti, quelques mises à l’écart et des promesses qui n’engagèrent que ceux qui y croyaient – réécriture de la loi Taubira, au revoir -, le voilà qui nous sort un livre. Quelle originalité.

Ainsi dans La France pour la vie, Nicolas Sarkozy reconnaît une série d’erreurs ou, du moins, un manque sérieux de profondeur dans l’exécution des dossiers. Allant de l’immigration à l’ en passant par le “casse-toi pov’con” et le yacht de son ami Bolloré, tout le mandat semble passer au peigne fin.

Mais à vrai dire, il ne faut pas chercher meilleure prestation du côté de ses concurrents. Tous semble être passés par une bonne thérapie et un petit tour au confessionnal.

Il y a quelques mois, lors d’un déplacement à La Baule, Juppé s’excusait auprès des médecins libéraux pour la réforme de l’assurance maladie qu’il avait menée en 1995, occupant alors le poste de Premier ministre.

Fillon, lui, arrive à faire encore pire en n’ayant pas même la décence de reconnaître les erreurs commises sous le mandat du précédent Président. Au contraire, il reconnaissait le soir de la défaite de son patron avoir été “fier d’avoir été son Premier ministre pendant cinq ans”, rajoutant que “l’ lui rendrait . Sans doute ne s’attendait-il pas à son retour.

Par principe, je n’ai rien contre les reculades ; après tout, faire des erreurs est humain et tout à fait acceptable… à partir du moment où on n’a pas la vie quotidienne de 70 millions d’âmes suspendue à son stylo. 


Si une faute avouée est à moitié pardonnée, l’autre moitié ne va pas de soi. Quand on a l’intelligence de reconnaître sa faute dans des dossiers aussi importants, il faut avoir la décence de partir, la tête basse, et laisser la place à des gens compétents.

Bref, nous sommes face à des candidats nuls, qui reconnaissent avoir été nuls, mais promettent de ne plus recommencer. Le parfait discours du cancre.

Juppé, Sarkozy et Fillon s’accrochent aux manches de costumes beaucoup trop grands jusqu’à ce que les coutures cèdent. Restera les casseroles pour se cacher les parties.

24 janvier 2016

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