Des milliers de manifestants qui manifestent dans les rues de Paris en solidarité avec Gaza, avec le Hamas, avec la Palestine, malgré une interdiction préfectorale.

Des centaines d'individus qui se mettent à tout casser et à s'attaquer à la fois aux symboles de la République française (policiers blessés, matériel urbain détruit) mais également aux symboles de "l'agresseur" juif (tentative d'attaque contre la synagogue de Sarcelles ou celle de la Roquette la semaine dernière) qui serait forcément pro-israélien.

Ces milliers d'individus qui manifestent pour ceux qu'ils appellent "leurs frères" sont néanmoins rentrés (hormis la petite cinquantaine d'interpellés) bien au chaud dans le confort de la vie parisienne pendant que "leurs frères" continuaient de mourir sous les bombes à Gaza.

Le courage politique, pour ces individus, serait de prendre un aller simple pour la Palestine, et d'y combattre. C'est d'ailleurs ce que font des juifs de France désireux de quitter le pays et d'aller se battre pour Israël.

Mais arrêtons-nous un instant sur la situation : Paris et de nombreuses villes de France sont occupées et certains quartiers malmenés pour un conflit qui n'a rien à voir, ni de près ni de loin, avec la France. Voici le nouveau "vivre-ensemble" à la française, celui qui attend nos enfants dans les années à venir, victimes des folies immigrationnistes des responsables politiques depuis 50 ans.

Que font les Européens de souche pendant ce temps ? Ils regardent, ils se taisent, ils baissent les yeux : leur dernière arme, symbole à la fois de la démocratie mais aussi d'une certaine lâcheté, est devenue le vote "protestataire" ou d'adhésion.

Où sont les Européens de souche alors qu'au Kosovo, à quelques heures de Paris, leurs frères serbes se font attaquer quotidiennement par les musulmans albanais et kosovars ? Où sont-ils quand leurs co-religionnaires chrétiens se font massacrer par les musulmans en Syrie ou en Irak ?

Que se passerait-il si demain, malgré l'interdiction du préfet Boucault, des milliers d'Européens descendaient dans les rues de France pour protester contre les persécutions dont sont victimes certains Européens sur leurs terres, certains chrétiens dans leurs pays ? Que se passerait-il si ces milliers d'individus commençaient à vouloir s'en prendre aux symboles jugés trop ostentatoires d'un néo-colonialisme musulman ? Que se passerait-il si cette foule devenait incontrôlable et se dirigeait vers les hauts lieux du pouvoir afin de réclamer un soutien militaire pour les Serbes du Kosovo ?

Ce n'est pas en trouvant refuge dans un vote trop souvent stérile que Français et Européens retrouveront leur fierté et imposeront leur vision du monde sur leur propre sol. C'est en reprenant la rue qu'ils ont pour le moment abandonné aux milliers de manifestants qui étaient à Paris et dans toute la France ces dernières semaines et qui, chaque jour, se sentent plus forts, plus nombreux, plus solidaires également et donc plus arrogants.

La rue à celui qui y descend, et le pouvoir à celui qui le prend...

21 juillet 2014

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