La journée du 20 novembre consacrée à l’ aurait eu plus de portée si les médias ( 3 excepté) avaient rendu compte de la contre la maltraitance, qui s’était tenue, deux jours plus tôt, en à Marina…

La condamnation, cet été, de ses parents — les époux Sabatier — coupables d’avoir littéralement massacré leur petite fille, décédée après une vie de souffrances au point qu’à la vue de son visage meurtri on pensait à tort qu’elle était trisomique, amène à s’interroger sur le peu de réactivité de notre . Signalements, visites au domicile par les services sociaux, examens médicaux aux résultats non équivoques, auditions par la gendarmerie et instruction judiciaire (classée sans suite) n’y ont rien fait.


Quelques mesures simples pourraient pourtant éviter le pire… En dehors de la réduction des lourdeurs administratives parfois fatales, la création d’un fichier national des signalements des blessures graves d’origine suspecte permettrait le recoupement des informations en dépit des déménagements successifs. En outre, un contrôle des familles doit pouvoir être effectué inopinément en cas de danger imminent, avec obligation d’indiquer dans l’heure où se trouve l’enfant et vérification immédiate. Il n’est que trop facile de « tricher » quand le conseil général annonce ses visites à l’avance…

Par ailleurs, une formation spécifique devrait être assurée aux intervenants sociaux afin qu’ils soient en mesure de déceler les stratagèmes des parents criminels : la mère de Peter Connelly, en Angleterre, s’étonna qu’en 60 visites, elle ne soit toujours pas soupçonnée alors même que le bébé était mourant et ses blessures dissimulées, comme pour Marina.

L’audition des enfants doit être effectuée sans la présence intimidante des persécuteurs supposés. Ceux-ci devraient même être écartés le temps d’examens approfondis, dans un cadre apaisant, avec prise en charge filmée pour pallier au soupçon d’influer sur l’enfant. En cas de violences avérées, la justice doit confier la garde au parent ou à un autre majeur non maltraitant.

Côté prévention, une information pourrait être délivrée à la et dans les écoles rappelant aux enfants et proches que privation prolongée de nourriture et violence aveugle ne se confondent pas avec punition. Un meilleur suivi médical dès la naissance peut aussi être envisagé avec devoir impératif pour le médecin de signaler les atteintes graves constatées.

Enfin, on pourrait, dans l’intérêt des enfants, favoriser davantage le recours à l’ simple qui préserve certains liens en cas de défaillance parentale problématique, sur le modèle des enfants de parents débordés élevés par les grands-parents.


Les deux enfants qui succombent chaque jour dans notre pays sous les coups de leur , et tous ceux rendus gravement infirmes, représentent un problème plus crucial que les crèches illégales qu’on s’empresse de fermer…

25 novembre 2012

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