Omar Mateen et les twittos : rien dans le citron et peu dans le pantalon

Le réflexe identifié par le Russe Ivan Petrovitch Pavlov (Иван Петрович Павлов) est passé dans le langage commun. Le scientifique, qui s’intéressait à la salivation des chiens, a ainsi donné son nom aux réactions – canines, chimpanzesques ou humaines – qui se déclenchent de façon conditionnée, comme si l’on actionnait un interrupteur : « réflexe pavlovien », action-réaction. Ainsi en est-il de ces crétins pathologiques qui sombrent dans le fondamentalisme religieux et subséquemment exterminateur.

L’actualité nous en offre encore maints beaux exemples, comme tant de twittos qui se revendiquent de l’islam sans avoir jamais ouvert un Coran, la plupart du temps parce qu’ils seraient bien en peine de le lire et moins encore de le comprendre. En témoignent les réponses à cette pauvre Rama Yade qui a tenté, elle aussi, d’exister en envoyant ce gentil petit message : « Chaque jour, des homosexuels sont tués dans le monde parce que gays (sic). Orlando ajoute à l’horreur quotidienne. Solidarité avec les victimes. »

Ça ne coûte pas cher. C’est le minimum légal, le plus petit commun dénominateur politique. Bref, ça ne va pas bien loin dans l’engagement. Et pourtant, c’est encore trop et Rama Yade s’est fait remettre vertement dans le droit chemin de l’orthodoxie :
« Rama, toi aussi, en tant que musulmane, tu ne dois pas parler sur ce ton. Désolé ! »
« Ils n’ont encore rien vu, même les animaux ne peuvent pas vous enseigner… être gay, c tomber plus bas qu’une bête. »
« Des démoniaques. Qu’on s’acage (sic) mm la boîte pour une bonne fois. »
« On doit les tuer tous. »
« Ils vont continuer à être tuée (sic) et c’est normal. »
« Au diable toi rama, c bien fait pour eux c les parole de dieu. »
Etc.

Notez qu’on a les mêmes fanatiques dans toutes les religions, dans les partis politiques aussi. Parfois, ce sont les mêmes : antifas, antijuifs, anti-FN, antiprotestants, anticathos, anti-avortement, antimusulmans, anti-pédés… La liste, hélas, n’est pas exhaustive. J’ai même croisé un jour, ayant été invitée sur cette radio qu’on disait courtoise autrefois, une dame au tempérament de biscotte sèche et nez à piquer des gaufrettes qui trancha la discussion d’un trait péremptoire : « Il n’y a d’art que chrétien ! » Ça fait 70 % des collections du Louvre et autres grands musées à jeter au fumier…

Pour en revenir aux faits de la semaine, prenons cet Omar Mateen. Assidu de la boîte gay où il a commis son forfait, amateur de rencontres sur les réseaux spécialisés… La question légitime est alors à poser aux psychiatres : est-ce réellement un militant islamiste ou un pédé refoulé ? A-t-il été terroriste par opportunisme, s’inventant un justificatif pour se débarrasser de désirs qu’il n’osait pas assumer ? Il ne serait pas le premier.

Le drame, aujourd’hui, c’est que la bêtise est arrogante, militante, vindicative, hargneuse. Plus elle est crasse, plus elle s’étale, s’exprime, s’épanouit. Plus elle s’arme, aussi. Plus elle casse. Plus elle flingue. Ce qu’on appelle à tort « le retour du religieux » est, de fait, l’apparition des religions sans Dieu, sans transcendance et surtout sans culture religieuse. C’est l’avènement de « la sainte ignorance » qui offre une seconde vie aux déracinés et à tous les délaissés du grand jeu mondialisé.

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