La quasi-totalité des médias officiels nous l’avaient pourtant entré dans le crâne à coups de marteau entre deux pages de pubs : il devait être le Grand président. Le Lincoln métis, le Kennedy sans la balle, le Reagan de gauche. Au final, ses électeurs auront gagné une sorte de Hollande plus présentable.

Alors que le second mandat s’enfonce dans la morosité, le souffle est retombé. Bien sûr, la communauté noire, les hispaniques et les bobos blancs continuent à le soutenir, surtout qu’en face, lors des dernières élections, Wall Street avait placé son deuxième pion, une face de craie attirant comme un coup de trique, au cas où.

Mais pour Obama, la galère, c’est maintenant : il y a d’abord la lamentable affaire d’espionnage, où l’on apprend lundi que l’agence Associated Press a dénoncé une « intrusion massive et sans précédent » du ministère de la , qui se serait secrètement saisi de deux mois de relevés téléphoniques de l’agence et de certains de ses journalistes ! Il y a aussi l’ de Benghazi au cours duquel l’ambassadeur US avait laissé sa peau. Des informations relatant les menaces terroristes auraient été discrètement mises au placard pour ne pas troubler la réélection du saint homme. Et puis il y a cette drôle d’affaire d’intimidation fiscale de 75 groupes patriotes et conservateurs, certains proches du Tea Party. On parle d’ordres donnés à Washington.

Tout cela finira peut-être à la Nixon, dans une sorte de remake douteux où la scène des adieux se déroulera au milieu du film. Obama en voix off sur une bande sonore originale signée Ornette Coleman. C’est ce qui collerait le mieux à cette réalité chaotique et crépusculaire : une bonne dose d’anarchie musicale. Du free jazz à plein tube pour offrir un final en beauté au rêve américain made in Hollywood. Parce qu’Obama n’était bien que du rêve. Un morceau d’espoir jeté en pâture aux peuples qui vivent dans cette fédération sous contrôle. Après lui, que vont-ils trouver pour que la fiction continue ? Un autre black ? Un Ramirez républicain, un gay obèse ?

Les beaux discours sur le dialogue inter-religieux, le prix Nobel sorti d’un Kinder Surprise, tout cela est parti dans la fumée que laissent ses drones derrière eux, quand un quartier oublié a été rayé de Google Earth. Obama, l’humaniste qui applique la peine de où que vous soyez, sans l’ombre d’un jugement.

Parce qu’Obama, son minable titre de gloire, entre deux pleurnichements à la télé, c’est quoi ? L’exécution du terrible Ben Laden ? Un film muet et sans images… Ses tentatives de réformes ? Échouées, laminées. À l’, navigation à vue. Au niveau de la morale, même pas capable de fermer Guantánamo, une vibrante promesse qui avait pourtant fait chialer les militants.

Ah, j’oubliais. Pour redorer son image, Obama a peut-être trouvé la solution : régulariser… 11 millions d’immigrés . Chez nous, les socialos vont bander !

17 mai 2013

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