Editoriaux - 27 juillet 2015

Obama au Kenya promeut le mariage gay

Pour la première fois depuis son élection à la présidence américaine, Barack Hussein Obama, ces 24, 25 et 26 juillet, se rendait au Kenya, terre natale de sa famille paternelle. Soirée de retrouvailles suivie de sa participation à un forum économique mondial où il vanta “l’Afrique en marche, l’une des régions du monde à la plus forte croissance”.

En Afrique, “les gens sortent de la pauvreté, les revenus sont en hausse, la classe moyenne croît […]”, a indiqué Barack Obama, qui n’a pas tari d’éloges sur les “jeunes gens”, qui “exploitent les technologies pour changer la façon dont l’Afrique fait des affaires”. Surprenantes affirmations quand l’Europe voit débarquer depuis quelques années des migrants soudanais, maghrébins, érythréens, somaliens, éthiopiens par milliers. Des chances pour leur pays, nous dit, en somme, le président américain…

Barack Obama, né à Honolulu d’une mère américaine et d’un père kenyan musulman, dans un pays peuplé à 83 % de chrétiens pour 11,2 % de mahométans, est donc, selon la loi islamique, musulman. Et si, en 2007, il se déclarait chrétien, la même année, dans un entretien dans le New York Times, il récitera l’appel à la prière dans un arabe impeccable, et qualifiera le son de ce dernier comme “le son le plus mélodieux de la terre”.

En 2010, à la Maison-Blanche, il fêtera la fin du ramadan et, en miroir d’un Chirac en son temps, affirmera que “l’islam a toujours fait partie de l’Amérique”. Dans une conférence, il en appelle à la transmission “de notre foi profonde dans l’islam qui a tant fait au cours des siècles pour ébranler le monde”. Il cite le Coran, il vante les apports des communautés musulmanes dans tous les domaines. Barack Hussein Obama, comme le second prénom l’indique, est musulman et se prosterne, en 2009, et comme il se doit, devant le roi d’Arabie saoudite, alors que ses prédécesseurs Roosevelt et Eisenhower lui serraient la main.

Et Barack Obama, dans le pays chrétien de ses père et grand-père musulmans, au Kenya, où l’homosexualité reste illégale, a pourtant osé aborder la question. Mais que propose-t-il, en présence du président Uhuru Kenyatta ? De procéder par étape, en commençant par mettre fin au harcèlement policier subi par les homosexuels ? S’applique-t-il à ne choquer ni les chrétiens, ni les musulmans ? Pas du tout. Le président en visite a réclamé “l’égalité des droits”, autrement dit le mariage gay; qu’il promeut, d’ailleurs, partout sur le continent africain !

“Il est très difficile d’imposer à la population ce qu’elle n’accepte pas elle-même […] la question des droits des gays est vraiment un non-sujet”, lui a rétorqué son homologue, interloqué. Et si Uhuru Kenyatta a entendu la réponse de Barack Obama à un journaliste affirmant sans autre forme de procès sa “foi musulmane” , on le comprend encore davantage…

Le président de la première puissance mondiale, un musulman promouvant le mariage gay ? Stupéfiant, aberrant, ou surtout inquiétant ?

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