Nouvelles menaces d’attentat depuis la plus belle gare du monde

La gare d’Anvers est, sans chauvinisme excessif, l’une des plus belles du monde. En 2014, un site d’actualités américain avait même propulsé la « cathédrale moderne » au faîte de son classement des joyaux du rail.
 
C’est pourtant au sein de cet écrin architectural, dressé au tournant du XXe siècle pour célébrer les vertus révolutionnaires du chemin de fer, que l’État islamique a adressé, selon le Daily Mail, de nouvelles menaces à l’Occident.

“On est ici.”. “Nous allons attaquer.” Le double message est limpide et, malheureusement, inquiétant. Il accompagne un clip vidéo, de qualité moyenne, dans lequel le porteur de la caméra pénètre dans l’imposante gare. Tout habitué des lieux reconnaîtra les endroits qui lui sont familiers.
 
La menace a ensuite été relayée via Telegram, système de messagerie en ligne particulièrement prisé par les djihadistes, et diffusée comme une traînée de poudre.
 
Les experts qui se sont penchés sur la vidéo ne savent, à l’heure actuelle, déterminer les liens précis entre l’auteur des menaces et l’État islamique : peut-être s’agit-il, en réalité, d’un sympathisant du groupe souhaitant susciter la terreur à peu de frais. Dans tous les cas, les autorités prennent le message très au sérieux.
 
“La police va prendre les mesures nécessaires pour placer la gare centrale encore davantage sous surveillance, en attendant les résultats de l’enquête et de l’analyse de la menace de l’OCAM” [ndlr : Organe de coordination pour l’analyse de la menace], selon le porte-parole de la police anversoise Sven Lommaert.
 
Détail qui ne rassurera pas : les images sont accompagnées de la musique qui fut utilisée dans une vidéo attribuée à l’État islamique juste avant l’attentat qui eut lieu dans la discothèque Reina à Istanbul, en Turquie, durant la nuit du Nouvel An.
 
Anvers est la principale ville de Flandre et constitue son poumon économique. Elle pourrait être une des prochaines cibles de l’État islamique, inquiétude renforcée par la présence en son cœur d’une importante communauté juive qui se sent aujourd’hui particulièrement menacée.
 
Par ailleurs, Anvers est traditionnellement une ville insoumise qui n’a jamais hésité à porté ses suffrages sur les formations politiques de droite (parfois très à droite) : son bourgmestre actuel n’est autre que Bart De Wever, homme fort de la Nieuw-Vlaamse Alliantie (Alliance néo-flamande, droite régionaliste flamande), principal parti du pays

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